1. // Groupe A
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A eux de jouer!

Dans le rayon phrase bateau, on choisit celle-ci: « Ce sont toujours les grands joueurs qui font basculer un match » . Alors Diego et Steven, ne vous défilez pas. Forlan et Pienaar doivent valider la belle option prise par l'Uruguay et l'Afrique du Sud lors de leur entrée dans la compétition.

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La “Sorcière” contre “Schillo” (Eh oui, Pienaar adore l'Italien Toto Schillaci). Le premier a été le meilleur Uruguayen contre la France (0-0), éclipsant le fantomatique Luis Suarez. Forlan a régalé par ses décalages, ses prises de balle et sa qualité de frappe. Le second a été beaucoup plus discret avec les Bafana Bafana face au Mexique (1-1). Mais qu'importe, l'Afsud préserve toutes ses chances de qualification dans une poule ultra-serrée.

On coupe tout de suite court aux critiques naissantes. Ouais, ce n'est pas très original de présenter ce duo en sauveur national. Mais on ne va pas mettre en avant le latéral gauche Tsepo Masilela (qui devrait être le seul changement apporté au 11 de départ des locaux) ou le milieu Egidio Arevalo Rios juste pour faire sensation. D'ailleurs, on compte des alliés de poids : Carlos Alberto Parreira et Oscar Tabarez en personne. Les deux sélectionneurs ont décidé de confier ce soir le contrôle du jeu à leurs stars, n'hésitant pas à changer d'organisation si nécessaire.

La Celeste devrait jouer avec un Forlan en position reculée, derrière le tandem Cavani-Suarez. Si le double champion du monde 1930-1950 se prive de la capacité de finisseur de Diego, il gagne un gars capable de signer des passes décisives et de profiter des espaces dégagés par les deux autres attaquants. Pas besoin d'écrire des caisses sur le blondinet de l'Atletico Madrid. Le pichichi 2005 et 2009 a claqué un doublé en finale d'Europa Ligue qui a offert le titre aux Colchoneros. Forlan est surtout l'un des rares goleadors à être aussi efficace dans la surface que lorsqu'il part de loin.

La belle cuvée de Pienaar

Passons au “Simao africain”, ça ne s'invente pas, autre surnom du meneur d'Everton. Steven Pienaar a payé sa saison en Angleterre, au point d'avoir été élu meilleur Toffee de l'année. A 28 ans, il est le seul Bafana à être un titulaire indiscutable au sein d'une formation européenne. Originaire de Westbury, une zone peu fréquentable de Johannesbourg, Pienaar débarque à l'Ajax d'Amsterdam. Cinq saisons à se balader dans le Quartier rouge, une année merdique au Borussia Dortmund et voilà qu'Everton récupère le garçon, aujourd'hui convoité par les grosses écuries de Premier League (Chelsea, Tottenham, MU...). En manque de leaders charismatiques -McCarthy resté à la maison- les Sud-Africains n'ont pas mis longtemps avant d'en faire leur chouchou. Parreira pourrait donc modifier son dispositif offensif pour offrir plus de libertés à son élément le plus technique. Au-delà de son influence sur le cours du jeu, Pienaar va devoir canaliser ses partenaires dans les moments “chauds”, leur apporter le vice qui manque aux joueurs à l'expérience limitée. Comme éviter de se prendre des buts en fin de rencontre par exemple (pas vrai, Rafael Marquez..?).

En tout cas, ce deuxième round est un vrai paradoxe. Petit sujet de philosophie pour vous entraîner avant l'épreuve du bac demain : les deux matches nuls de la première journée permettent à toutes les teams de la poule A d'espérer. Une victoire ce soir n'assurerait pas la qualification, une défaite ne serait pas synonyme de retour au pays. Commentez. Vous avez quatre heures. Les portables et les vuvuzelas sont interdits.

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