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A Charléty, avec Woerth et Jospin

A l'origine, un match opposant le Variétés Club de France à une sélection d'hommes politiques. Le tout en faveur de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM). Au final, plus de chaudes retrouvailles entre potes qu'un réel match. Enfin, surtout pour les anciens footeux...

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Le public du stade Charléty s'impatiente. Normal, il est 18h10, et les ramasseurs de balle sont les seuls présents sur le terrain. Les deux équipes, elles, sont dans les vestiaires en train de papoter, de se marrer. Puis enfin, elles arrivent sur le pré de l'avenue Pierre-de-Coubertin. D'un côté, les politiques, une sélection républicaine, en bleu, presque à l'heure : Manuel Aeschlimann, Jean Luc Bennahmias, Marc Bernier, Philippe Boennec, Patrick Braouezec, Jean-Claude Carle, Stéphane Cassagne, Yves Censi, Denis Charvet, Luc Châtel, Jean Glavany, Jean Grellier, Guénhaël Huet, Michel Hunault, Marc Le Fur, Bruno Leroux, Raphaël Mezrahi, Jean Michel Moutier, Renaud Muselier, Alain Neri, Olivier Orban, Nicolas Perruchot, Eric Woerth. Soyons clairs, il y a un problème de dégaine. En face et en rose, le Variétés Club de France : Jean Marc Rodolphe, Pascal Cantrel, Robin Leproux, Didier Padovan, Antoine Kombouaré, Samir Amirèche, Jean-Guy Wallemme, Pierre Sarkozy, Jean-Michel Guède, Christophe Chenut, Jean-Pierre Orts, Bruno Skropeta, Alain Roche, Laurent Fournier, Olivier Rouyer, Hervé Sabourin, Bruno Blachon, Vincent Magniez, Maxime Hervé, Romarin Billong, Roger Hitoto, Bruno Germain, Richard Laine, Rudi Garcia, Stéphane Le Floch. Ambiance de camaraderie, on se vanne un peu. Romarin Billong, l'ancien défenseur stéphanois, à son coéquipier Stéphane le Floch : « Ca pourrait te faire du bien de prendre du Red Bull... » . Après deux coups de sifflet de Joël Quiniou, l'ancien arbitre international, il est temps de martyriser la pelouse de Charléty. Où Lionel Jospin, lui-même, vient de donner le coup d'envoi fictif.


Histoire de rappeler aux 4000 supporters « qui est qui » , Jean-Pierre Paoli, speaker du Stade de France, présente chaque joueur. A l'applaudimètre, c'est Rudi Garcia, tout fraîchement auréolé d'un titre de champion de France, qui l'emporte. Haut la main. Pas de chance, le public ne pourra profiter de sa justesse technique que pendant 10 minutes. Après, il trace fissa direction les studios de Canal Plus : «  Je suis vraiment trop speed là, pas le temps. Bon, je te dis juste que je viens pour Jacques Vendroux (manager du Variétés Club de France, ndlr), et puis pour la cause » . Merci Rudi, bonne soirée. Pendant ce temps, Roger Hitoto, l'ancien milieu de Lille dans les années 90, chambre le banc de touche : « Vous devriez prendre des notes en me regardant jouer » . Hitoto peut faire le malin, son équipe du Variétés Club de France n'a pas besoin de se fouler pour mener facilement 2-0 contre des politiques complètement à la rue. A chacun son métier. Reste que ça offre un bon coup de com' pour une cause légitime. Bah oui, qui peut s'offusquer de la recherche contre les maladies qui touchent le cerveau et la moelle épinière ? Hein, qui ?




En début de deuxième période, c'est Raphaël Mezrahi qui fait le show. L'humoriste, supporter de l'ESTAC époque Alain Perrin s'invite sur la pelouse et s'efforce de donner un peu le sourire aux quatre milliers de personnes présentes. Il enfile les gants, met une combinaison du gardien, et fait le zouave dans les buts des politiques. C'est sûr, c'est plus fun que les passements de jambes d'Éric Woerth, ou les crochets de Luc Châtel. Ni une ni deux, Guy Roux, en charge de l'équipe des politiques, joue son meilleur rôle et décide d'aller le chasser lui-même. Une course de 100 mètres plus loin avec son coupe-vent Uhlsport, l'emblématique bourguignon envoie du "lol" à tous les spectateurs. « Je ne les connaissais pas tous avant le match, ces politiques, confesse Guy Roux. Mais je pense que Jacques a pensé à moi pour les coacher parce que j'ai une bonne culture politique. Ca doit être pour ça, je pense » . Ca doit être ça, ouais. Bref. La fin du match arrive vite. Plus vite que prévu même, puisqu'à la 80ème minute et toujours à 2-0, Joël Quiniou stoppe la partie. Enfin, la partie, on se comprend... De toute façon, pour Olivier Rouyer, l'important était ailleurs ce mardi soir : «  Ca nous fait plaisir d'être ensemble. On arrête pas de discuter, car on est libéré. Surtout pour des mecs comme Antoine Kombouaré, ou Rudi Garcia. C'est un peu comme un acte de thérapie » .


Robin Delorme

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cet article était aussi intéressant que le match en lui même, c'est dire.
Pourquoi t'ouvres ta gueule pour critiquer à chaque fois ? Frustré de la vie ? t'aurais voulu être journaliste ? footballeur ?et il n'en est rien.. et tu déverses ta rancœur sur chaque article du coup c'est ça ? Pauvre de toi tu dois avoir une vie bien triste...
Nick-Tamer, j'ai eu la même réaction que toi. Je voulais même poster ce comm: "ah".
Et puis j'ai lu le "comm" de Lioter. Qui a comme seuls mérites d'être mieux écrit et d'avoir plus de fond que l'article, mais qui oublie un détail. Lioter, je suis journaliste et ça fait pas une vie sympa ou pas. Ca empêche pas non plus d'aimer des papiers ou d'en trouver d'autres creux. Faits pour du vent ou un poil d'oseille. Ca empêche pas de dire que le moins bon est l'ennemi du mieux, et que la critique n'est pas forcément un acte de rancoeur, mais peut aussi être entendue comme un pas, un espoir vers plus de qualité. Tu rêves pas d'avoir des articles sympas à chaque endroit où cliquer sur le site, toi? Moi si. Et quand on aime le foot, So foot et qu'on a aimé la rubrique l'infiltré, souvent excellente, ce papier est honnêtement dépourvu d'intérêt. La seule info? Rudi Garcia a été applaudi pour ses titres récents. Ah.
critiquer = rager. d'accord.

lioter, je comprends tout à fait que tu sois une petite merde susceptible. tu m'en vois navré. je t'invite à lire et relire le commentaire de clicclic plusieurs fois par jours.

comme te l'a explicité clicclic, (parce qu'apparemment, j'ai été trop concis) je ne vois pas où est l'info sur ce match. on aurait pu, par exemple, en apprendre plus sur l'avis de ces politiciens vis à vis de l'actualité.

au risque de te surprendre, j'aime bien SoFoot et comme toi j'apprécie(ais) son esprit critique. Je remarque simplement qu'ils comment à prendre les vessies pour des lanternes et c'est navrant.

bref, j'ai la flemme de conclure ce commentaire, bisous.
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