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A Barcelone, la parole n'est plus à la défense

En ballottage favorable après son match nul ramené de Bernabéu (1-1), le Barça peut composter son ticket pour la finale de la Copa del Rey. Une avance qui paraît bien mince tant l’arrière-garde blaugrana est fébrile en 2013. Tentative d’explication.

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« L’arbitre est celui qu’il est, il a été désigné et ce n’est pas à nous de dire si c’est une bonne ou une mauvaise décision. Ce qui est certain, c’est que c’est avec cet arbitre que nous avons nos plus mauvais résultats, de loin  » . Entre ironie et mécontentement, Jordi Roura laisse transparaître une certaine crainte avant cette demi-finale de Coupe du Roi contre le Real Madrid. Une aubaine pour Mourinho qui, quelques minutes après la conférence de presse de l'intérimaire catalan, s’est empressé de renvoyer du tac au tac. Ces quelques joutes verbales échangées, l’homme noir en ayant pris pour son grade, il n’en demeure pas moins que les pics arbitraux cachent la vraie-fausse excuse à la mode du côté du Camp Nou. Moins impérial dans son animation offensive lors de ses dernières sorties, en ballottage très défavorable en Champion’s League, le Barça doute. Un peu, tout du moins. Au-delà de ces incertitudes, les Blaugranas cachent un point bien plus faible, bien plus redondant : ses failles défensives. Ainsi, depuis le derby de Barcelone début 2013, la bande à Puyol a toujours encaissé un but.

Abi, une absence préjudiciable

Cela fait onze matchs que Valdes va chercher au moins une fois le ballon au fond de ses filets. En sept rencontres de Liga, trois apparitions en Coupe du Roi et une sortie européenne, il a même encaissé la bagatelle de seize buts. Certes, entre-temps, l’avant-garde catalane a envoyé 28 cachous dans les filets adverses. De quoi ramener six victoires et conforter sa place en tête du championnat. Quasi-assuré de s’adjuger les affaires domestiques, ces chiffres peuvent donc tout dire. Et inversement. Si la liquette azulgrana est aujourd’hui la cinquième défense de Liga, elle le doit surtout au changement tactique intervenu cet été. Avec l’arrivée du Speedy Gonzalez local, aka Jordi Alba, le onze catalan s’est assuré une meilleure répartition des tâches offensives. Fini le penchant sur le côté droit de Dani Alves, désormais le Barça attaque de tous côtés et voit son jeu « rééquilibré  » . Avec un Messi en chaleur, un système privilégiant l’axe, où les ailiers n’en ont que le nom, les latéraux jouent les rôles de piston. Alignant les montées et les replacements, la paire Dani-Jordi est au four et au moulin. La récolte offensive s’en voit assurée, l’assise défensive un peu moins.

Souvent délaissés, les deux centraux sont dans l’obligation de boucher des espaces béants. L’appui de la sentinelle Busquets, pierre angulaire du système catalan, ne suffit souvent plus à compenser. « L’absence d’Eric Abidal leur a été beaucoup plus préjudiciable que prévu, analyse le défenseur grenadin Allan Nyom. Que ce soit dans l’axe ou sur un côté, avec sa vitesse, il leur aurait fait énormément de bien. C’est un vrai phénomène  » . Trop souvent caricaturée comme ayant « soudé un groupe » , l’absence longue durée d’Eric Abidal a surtout modifié le visage défensif du Barça. L'absence forcée du Français a obligé le Barça à revoir ses plans en défense . Et Sandro Rossel a recruté la pépite Jordi Alba. Philippe Montanier, premier entraîneur à faire tomber le Barça en Liga cette saison (3-2 avec sa Real Sociedad), voit simplement « une baisse de forme  » : « Ils étaient tellement bons depuis le début de saison qu’il était difficile de garder un tel niveau, aussi bien devant que derrière. Ça reste très rassurant pour nous : ce sont des hommes perfectibles avec leurs coups de moins bien  » .


Nyom : «  On sait comment les contrer »

Plus qu’un coup de moins bien, Allan Nyom estime, lui, que «  le Barça ne surprend plus  » : « Par rapport à la première année de Pep Guardiola, l’équipe me paraît un peu moins complète. Surtout, leur jeu est trop stéréotypé, ils ne surprennent plus vraiment. Petit à petit, les équipes savent comment les contrer. Ce n'est pas tant qu’ils sont plus faibles, puisqu’ils gardent les meilleurs joueurs du monde, mais tout le monde les a bien étudiés » . Entre « un jeu de tête défaillant  » et, donc, « une faiblesse sur les phases arrêtées » , les opportunités se trouvent dans la profondeur. « On a surtout tenté de presser haut et de profiter des espaces qu’ils laissent naturellement dans leur dos. Mais il n’y a pas vraiment de brevet pour les battre » , synthétise Philippe Montanier. Car en cas de période de doute, le Barça se reposera sur ses acquis : à savoir, dicter le tempo, garder le ballon – quitte à plagier une équipe de handball – et marquer. Beaucoup tant qu’à faire. Pour rappel, le 2-0 encaissé face au Milan n’est que le second match durant lequel les Catalans n’ont pas planté une banderille cette saison. Comme crise, le Camp Nou a connu pire.

Par Robin Delorme, à Madrid
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