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À 21 ans, il est le plus jeune coach de l'histoire de la FA Cup

En 2011, alors qu'il est âgé de 16 ans, Prince Choudary crée un club de foot à Londres. Cinq ans plus tard, le Londonien est devenu, à 21 ans, le plus jeune coach de l'histoire de la FA Cup. Entretien avec le président et manager de l'AC London F.C.

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Salut Prince. Le AC London a participé pour la première fois à la FA Cup et tu es entré dans l'histoire de la compétition de ton côté par ta précocité. Beau, non ?
Ça fait seulement cinq ans que nous existons et c'est vrai que c'est une belle récompense pour nous. Ce n'est pas simple de jouer la FA Cup, car tu dois te qualifier pour y participer. On a réussi à monter en Combined Counties League Division One l'an passé. C'est la dixième division, le plus bas échelon du football semi-professionnel. Et puis, on a gagné une coupe l'an passé. Tous ces bons résultats ont fait qu'on participe cette année à la FA Cup. (Le club s'est incliné 5-1 face à Egham Town ce vendredi 18 août, ndlr.)

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Tu as décidé de créer le club après les émeutes de Londres en 2011. Croydon, ta ville, était très touchée ?
Oui, l'idée de monter le club m'est venue à ce moment-là. J'ai créé ce club un an plus tard car de nombreux jeunes ont participé à ces émeutes. Ils ont pillé, détruit, brûlé des magasins. Les deux « shops » de mon oncle avait d'ailleurs été touchés. Il avait monté ce business seul en passant des heures et des heures dedans à travailler et il a vu des jeunes de 15-16 ans venir le piller. C'était notamment des gars que je connaissais. Pas des amis, mais bon tout le monde se connaît ici, c'est une petite ville.


La vie est compliquée à Croydon ?
« Croydon, c'est dangereux, tu ne sais pas sur qui tu vas tomber au coin de la rue. Il y a notamment un problème avec les gangs. »
Très très dure. C'est une des pires zones d'Angleterre. C'est dangereux, tu ne sais pas sur qui tu vas tomber au coin de la rue. Il y a notamment un problème avec les gangs. La semaine dernière, un jeune de 15 ans a été poignardé à mort. C'est la sixième ou septième fois depuis le début de l'année. Il n'y a rien à faire à Croydon, pas beaucoup d'opportunités pour les jeunes, alors, certains tombent dans la délinquance. J'ai créé le club afin qu'ils ne traînent plus dans la rue. Je pense que le football change un peu les choses.

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Toi, au lieu de zoner, tu as donc lancé ce club à 16 ans.
Oui, et ce fut compliqué. Au départ, j'avais plusieurs boulets au pied. Tout d'abord, tu l'as dit, j'étais jeune. Les gens ne croient pas en toi quand t'as 16 ans, ça ne fait pas très crédible. Je n'avais pas non plus d'argent, j'ai créé le club avec une livre. J'ai mis mon cœur dans cette idée pour réaliser mon rêve. Et puis, j'ai dû passer mes diplômes d'entraîneur. Pour me faire du cash, au départ, je faisais le ménage dans un cabinet d'avocat. J'ai aussi dû bosser dur pour trouver des dons et des sponsors car, au départ, les gens ne voulaient pas supporter un club qui faisaient jouer ce que certains appellent des « bad boys » . Personne ne voulait aider une équipe avec des joueurs qui n'étaient pas britanniques.

Tu as souffert de racisme ?
« L'autre jour, quelqu'un a mis des bananes à la sortie de notre vestiaire juste devant la porte pendant qu'on se changeait. »
Je suis originaire du Pakistan et je voulais monter une équipe multiculturelle. Notre club est composé de 18 nationalités différentes. On a des joueurs qui viennent du Portugal, de Pologne, du Cameroun, de Colombie, du Nigeria... Le gros problème auquel j'ai été confronté, ce fut le racisme. C'est un gros fléau au Royaume-Uni et notamment dans le football. L'autre jour, quelqu'un a mis des bananes à la sortie de notre vestiaire juste devant la porte pendant qu'on se changeait. Ce sont des choses comme ça... Pour moi, le football, ce n'est pas une question de langue ou de nationalité, ta couleur ne définit pas ton talent balle au pied.

Quel est ton objectif avec l'AC London ?
Avec l'équipe première, l'objectif, ce serait de passer pro et donc d'atteindre la League Two, le quatrième échelon national. On grandit petit à petit, on compte pour le moment 250 licenciés dont douze équipes de jeunes. Avec eux, l'objectif, ce serait de découvrir des talents et d'en emmener certains vers la voie du professionnalisme.


Tu as déjà attiré les convoitises d'autres clubs ?
J'ai eu des offres de plusieurs centres de formation de Premier League, mais j'attends la bonne opportunité. Je ne partirai pas pour l'argent, mais pour une belle équipe et un projet intéressant. Je dois d'abord finir le job ici avec mon club.


Il y a un coach qui t'inspire ?
Oui. Il y a Pep Guardiola car il était très jeune lorsqu'il a commencé sa carrière de coach. Et j'adorais la façon dont jouait le Barça sous ses ordres. À notre niveau, on essaye ici de jouer un football technique comme l'Ajax, les Pays-Bas ou le FC Barcelone. Parmi mes modèles, il y a aussi Brendan Rodgers, le coach du Celtic qui est le parrain du club.

Tu es investi à temps plein dans le projet ?
« J'essaye d'épauler mes joueurs dans leurs démarches pour obtenir des papiers. C'est le cas d'un joueur qui a fui la Sierra Leone. »
Non, je dois travailler à côté. Aujourd'hui, on survit encore grâce à des donations, même si le club est semi-pro. On doit toujours par exemple louer un stade. Tout l'argent qu'on gagne, je l'investis dans le club pour le faire grandir. En ce moment, je suis en train d'effectuer mon stage d'avocat. Je suis d'ailleurs spécialisé dans l'immigration. J'essaye d'épauler mes joueurs dans leurs démarches pour obtenir des papiers. C'est le cas d'un joueur qui a fui la Sierra Leone. À la base, aider les gens, c'était ma seule motivation, car les joueurs qui viennent de l'étranger ont peu d'opportunités ici au Royaume-Uni.

Propos recueillis par Jacques Besnard
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