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90 minutes avant Ibrahimovic

Les yeux noyés dans Twitter, obsédés par les déclas « journée de la femme » de Nabila et les prouesses idéologiques de Véronique Genest, vous avez presque failli rater la bonne parole de Zlatan. Dans un tacle aérien, le plus beau nez de L1 a renvoyé les néo-supporters parisiens à leur simple statut de consommateurs et souligné ce que ce club de second ordre lui devait par la seule grâce de sa divine présence. Et rayer d’un trait quarante ans d’histoire du club. Au fait, c’est qui ce Bianchi?

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« Ils en demandent beaucoup. C’est étrange au regard de ce qu’ils avaient par le passé. Parce qu’avant, ils n’avaient rien. J’ai joué dans beaucoup de grands clubs et je sais que rien n’est jamais facile. » Traduisez : le public du Parc vient pour moi, pour mes exploits et pour mes buts, car sans moi ce club ne serait que la version occidentale du Zénith ou du Partizan, des équipes dont on connaît le nom, mais pas le palmarès. On peut reprocher à Ibra sa nonchalance arrogante et son mépris supérieur devant notre championnat, mais au moins il ne nous assomme pas de fausses caresses sur la qualité du jeu qui se produit en Ligue 1 ni sur la valeur des formations qui y évoluent. Et heureusement que parfois, encore, les grands joueurs sont de grandes gueules mégalos dont les accents de sincérité fissurent l’apathie consensuelle de la comm’ d’après-match. Même s’il juge le contexte général souvent indigne de son talent, qui peut contester par ailleurs qu’il fait le taff ? Les sifflets peuvent sembler dès lors bien injustes aux oreilles de celui qui incarne sur le terrain la mue du club parisien. Tout son propos se retrouve concentré dans cette certitude : le PSG démarre son histoire avec QSI. Avant, quand il ne se sauvait pas de la relégation, Paris gagnait des coupes de France. Des finales de coupe que personne ne regarde hors de nos frontières. Même le titre européen en 96, dans une C2 apocryphe, possède des allures de consolante. Si quelqu’un en doutait, Zlatan est là pour rappeler qu’il n’a pas rejoint une institution comme la Juventus ou City : il a rejoint une construction hypothétique quasi ex-nihilo. Et il remplit son contrat avec un professionnalisme consciencieux dont devrait s’inspirer certains de ces fameux « purs produits » de la L1.

Au début était le logo !

Nouveaux propriétaires, anciens supporters historiques virés et blacklistés partout en France, logo affadi d’un bleu pseudo-olympien, un intitulé pour le moins rééquilibré, et bientôt un stade victime du naming. Zlatan a bien compris le message et le sens de l’histoire. Paris année zéro. Il en devient presque pédago, le meilleur buteur de la saison, quand il sermonne les pensionnaires des tribunes assagies du Parc des princes. À un ou deux accidents industriels près comme Sochaux ou Reims (après tout, même Benfica ou le Celtic cèdent quelques points dans leur petit entre-soi national), tout roule plutôt dans la bonne direction. Cela dit, ce public renouvelé a été attiré par la promesse d’un joli spectacle, l’engagement de voir débouler un rouleau compresseur écrasant des opposants soumis à une cure d’austérité toute tricolore. L’ancien Milanais devrait donc accepter qu’en clients exigeants, ces « fans » râlent un peu les soirs « sans » , comme n’importe quel abonné râle auprès de sa hotline quand son haut-débit rame et l’empêche de voir le replay des Anges de la téléréalité.

Un club hors-sol?


Mais il ne fait pas bon dire la vérité aux enfants. Et ceux qui aujourd’hui se massent porte d’Auteuil pour applaudir Sirigu ou Lavezzi ont des réactions enfantines parfois agaçantes (au moins les ultras en étaient arrivés à la crise d’adolescence). La mémoire n’est pas la première de leur qualité, encore moins la patience. La patience de rappeler à l’international suédois que le club parisien n’en est pas à sa première renaissance - des années Borelli à l’ère Canal plus - et de lui sussurer que la folie des grandeurs est inscrite dans son ADN et que d’autres grands joueurs (Weah, Ronnie, etc.) sont venus délivrer la promesse de tutoyer le Real, Barcelone ou le Bayern. Seulement, pour parler de tout cela, il faudrait cesser de boycotter le Parc, arrêter de pester contre le foot moderne, assumer un passé de tout temps bling-bling et choisir d’accompagner cette équipe vers son destin d’insupportable patronne de la L1. Bref, discuter d’égal à égal avec Ibrahimović, ou à défaut dans un registre identique. Sinon laissons-les construire un PSG hors-sol. Et pour les nostalgiques conséquents, il restera les clichés des tifos sur Google images et les souvenirs en noir et blanc de Luis Fernandez et Borelli.

Par Nicolas Kssis-Martov
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