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50 histoires que vous ne connaissez peut-être pas sur le TFC

Ce dimanche, le Toulouse Football Club fête officiellement ses 80 ans lors de la réception de l’OM au Stadium. À défaut de palmarès, le club a connu pas mal d’aventures et de mésaventures entre une fusion improbable, des exploits sans lendemain, Fabien Barthez avec des cheveux ou Beto Márcico avec son ventre à pizza. Oui, il y a eu une vie avant Pascal Dupraz.

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1) Wikipédia n’entend rien savoir. Pour l’encyclopédie en ligne, le Toulouse Football Club n’a rien d’un octogénaire : « Le Toulouse FC n'a pas été fondé en 1937. Il y a un amalgame fait avec le premier Toulouse FC, qui lui a bien été fondé en 1937 et a disparu en 1967. Les deux clubs n'ont pas de rapport, le Toulouse FC actuel ayant de surcroît été fondé en 1970 sous le nom d'Union sportive de Toulouse. » Reste que dans l’esprit des Toulousains, il s’agit bien d’un seul et même club. Et c’est bien ça l’important.

2) En 1941, le TFC remporte la finale de la Coupe de France de la zone non occupée. De là à réclamer le retour de la ligne de démarcation...

3) Avril 1953, les dirigeants du club en déplacement à Strasbourg amènent une oie afin de l’offrir au président alsacien. Une affaire de penalty sifflé en faveur du Téf va déclencher la colère des Strasbourgeois au point que le palmipède y laissa quelques plumes. Le TFC décide alors de ramener son présent dans la ville rose. L’oie fut gardée et même empaillée, devenant l’emblème du club.

4) Une mascotte d’oie sera présente au Stadium durant les années 80 et 90. Le président Sadran tentera en vain de réintroduire l’idée d’une mascotte en 2003. Le referendum populaire donnait à choisir entre un ours, un pitbull, un taureau et la fameuse oie. Le projet sera finalement avorté, la consultation soulevant surtout l’embarras des supporters.

5) En 1957, Toulouse bat Angers 6-3 en finale de la Coupe de France pour ce qui reste encore la finale la plus prolifique de l’histoire. Le président René Coty, notre Raïs à nous, est présent pour remettre le trophée. Depuis, la Ve République est passée par là et le TFC attend toujours de retrouver une finale de Coupe. Vivement la Constituante de Jean-Luc Mélenchon et la VIe.

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6) Avis de recherche : la réplique du trophée – donnée à tous les vainqueurs – est portée disparue. Une cagnotte Litchee serait à l’étude pour la remplacer. L’autre option – à savoir regagner la Coupe de France – ayant été définitivement abandonnée.

7) Étonnamment, le Toulouse Football Club ne dispose pas d’une salle des trophées. Tout au plus une étagère.

8) En 1957, la Coupe des coupes n’existe pas encore. Les fédérations française et anglaise organisent tout de même une rencontre honorifique entre le TFC et Aston Villa, vainqueur de la Cup. Trois jours après leur succès face à Angers, les Toulousains s’imposent 2-1 dans l’ancien Parc des Princes. Le match est viril et pas toujours correct, les forces de l’ordre doivent même intervenir pour séparer les belligérants. Reste qu’à sa façon, le TFC est le premier club français vainqueur d’une Coupe d'Europe. À jamais les premiers !

9) Saison 1957-58 : la Ligue de football s’insurge contre le « système de mécénat » en cours au club. Il est reproché au président Puntis d’injecter de l’argent dans les caisses du TFC. « Le club doit rester une collectivité et non devenir l’œuvre ou la propriété d’un seul homme  » , déclarait l’ancêtre de la LFP qui était prête à pousser le propriétaire au départ. « La Ligue est assez stable et assez puissante pour sauver le TFC.  » Quand l’argent du Cathare arrive trop tôt...

10) Jean-Baptiste Doumeng était la preuve qu’on pouvait être communiste et milliardaire. Membre du PCF depuis 1935, ce fils de métayer fit fortune dans l’agroalimentaire en commerçant avec... l’URSS. Logique. En 1961, il devient président du TFC. Fâché avec la mairie de Toulouse (tenue par le SFIO), Doumeng a l’étrange idée de fusionner, ou plutôt de faire absorber le TFC par le Red Star, qui végète alors en D2. Joueurs et staff technique déménagent à Saint-Ouen, laissant Toulouse orphelin de club.


11) Certains joueurs refusent cependant la fusion. Le buteur Pierre Dorsini préfère ainsi raccrocher les crampons, d’autres filent à Bagnères-de-Luchon (alors en D3). Parmi eux, le jeune Jean Petit, qui n’a donc pas passé toute sa vie sur le banc de touche de Monaco.

12) Il faut attendre 1970 pour voir Toulouse retrouver une équipe de foot. Un homme est à l’origine de cette renaissance : Lilian Buzzichelli. À partir de son équipe corpo – le bien nommé « Buzzichelli Levage Sports » –, il fonde avec l’aide de la mairie l’Union sportive Toulouse. Il faut attendre 1979 pour que l’UST devienne (ou redevienne) le Toulouse Football Club. Enfin, c’est selon si on emmerde ou pas Wikipédia.

13) Finale du Mondial 1978 : deux futurs joueurs du Téf sont titulaires : Alberto Tarantini pour l'Argentine, Robert Rensenbrink pour les Pays-Bas. Vingt ans plus tard, deux anciens de la maison sont sur la feuille de match de France-Brésil : Fabien Barthez et le DJ Vincent Candela.

14) Après le tout jeune PSG, Just Fontaine s’en va entraîner Toulouse lors de la saison 1978 et 1979. Marié à une fille du pays, il a aussi longtemps tenu la boutique Lacoste du centre commercial de Saint-Georges. Aujourd’hui, on peut encore croiser la légende faire son marché à Victor-Hugo.

15) Pour sa deuxième saison en D1, le tout nouveau TFC est entraîné en 1983 par Daniel Jeandupeux. Le technicien suisse innove en osant la défense de zone totale sans libéro. Une première en France à l’époque. Le changement paye, puisque Toulouse termine 5e. Le début des belles années du Téfécé.


16) Beto Márcico était un peu le Maradona de l’île du Ramier, mais avec d’autres addictions. Celui qui fera le bonheur du Stadium entre 1985 et 1992 avalait ainsi 15 pizzas par semaine (à coups de trois par repas). « Quand je mange des pizzas, je me sens très bien. J’ai essayé de faire un régime, mais quand j’étais sur le terrain, je me sentais très mal. Alors je recommence à manger comme avant. Je connais mon poids de forme : 85 kilos.  » Pour 1,77 m...

17) Le 1er octobre 1986 est un peu l’Austerlitz du Toulouse Football Club. Le Naples de Maradona chute au Stadium au premier tour de la Coupe de l’UEFA. Pris à la culotte par Benoît Tihy, le champion du monde trouve le poteau lors de la séance de tirs au but. Une mauvaise soirée pour Diego qui commence dans les couloirs du Stadium, où l’Argentin se fait pourrir par Tarantini, son compatriote qui l’a vu débuter avec l’Albiceleste. « Il causait au grand Diego comme à un gamin qui avait dix ans de moins que lui, raconte Pascal Despeyroux. Tarantini était de la génération Kempes, championne du monde en 1978. Maradona de la suivante. J’ai perçu du respect chez Maradona à l’égard de notre coéquipier qui lui disait : "Ce soir Diego, tu ne gagnes pas !" » Un peu de respect pour les aînés.

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18) Avant la débandade du PSG à Barcelone, il y a eu celle du TFC face au Spartak Moscou au tour suivant. Vainqueur 3-1 au Stadium grâce à un triplé de Gérald Passi propulsé en une soirée nouveau Platini du football français, les Toulousains plient l’affaire au retour grâce à un but d’entrée de Jean-Philippe Durand. Enfin, c’est ce que l’on croit. Les Soviétiques doivent remonter quatre buts de retard. Ils s’imposeront finalement 5-1. On notera la belle maîtrise du hors-jeu de la défense toulousaine...

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19) De nouveau qualifié pour l’UEFA la saison suivante, Toulouse reçoit les Grecs de Panionios le 16 septembre 1987 en 32es de finale. Un match historique puisqu'il s’agit de la première rencontre de Coupe d'Europe diffusée par Canal Plus. Les partenaires de Márcico soignent l’événement : victoire 5-1 et très beau polo jaune de Jacques Santini pour l’occasion.

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20) Été 1988 : le Téf devient le premier club « impérialiste » à faire venir un joueur soviétique. Défenseur de l’URSS, Vaghiz Khidiatouline débarque en Haute-Garonne, quelques semaines avant que la Juventus n’engage Sacha Zavarov. Les deux saisons du Soviétique sont un flop et Vaghiz termine sa carrière à Montauban en D4. La chute de l’homme rouge.

21) Le 14 septembre 1991, Robin Huc sort sur blessure en début de match face à Montpellier. Attaquant selon son CV, l’Argentin Alberto Acosta le remplace dans les cages et signe sans doute sa meilleure performance avec les Violets. Pour le déplacement de la semaine suivante à Nancy, Victor Zvunka préférera tout de même opter pour le gardien de la réserve : un certain Fabien Barthez.

22) Fils d’un ancien ouvreur du RC Narbonne, le jeune gardien est la révélation de la saison. Les téléspectateurs de Téléfoot le découvrent lors d’une séance de tirs au but réalisée avec un ballon de rugby et des cheveux sur la tête.


23) Dans les années 90, le maillot du TFC a été sponsorisé par deux marques de chorizo El Pozo et Campofrio. #PassionTapas

24) Le 12 décembre 1992, le derby de la Garonne vire à l’imbroglio. À la 86e minute, Alain Casanova récupère à la main une passe en retrait (au pied) d’Aïssa Fouka. Alors que le règlement stipule que le coup franc indirect ne doit pas être tiré à l'intérieur des 5,50 m (et cela même si la faute en question y a été commise), Gilles Veissière pose le ballon à deux mètres, soit à l'endroit de la passe de Fouka. Bixente Lizarazu donne la victoire aux Bordelais, mais Toulouse porte réclamation et obtient de rejouer le match pour « faute technique » . Quinze jours plus tard, le TFC s’incline 2-0 à Lescure. Tout ça pour ça...

25) En 1997, le club signe le milieu défensif Ernest Mtawali qui sera élu joueur du siècle au Malawi. Sans doute pas pour ses performances toulousaines.

26) Le club a été présidé par André Labattut entre 1992 et 1999. Bilan : une place de 11e comme meilleur classement et deux relégations en D2. Comme son nom l’indique donc.

27) Lors de son passage entre 1994 et 1995 comme entraîneur du club (alors en D2), Rolland Courbis est resté dans un hôtel quatre étoiles à Blagnac. L’amour des draps propres tous les jours et la proximité de l’aéroport sans doute.


28) En 1996-1997, Toulouse soigne son swag en attaque avec François Calderaro et Ahmed Mahrzi, dont les supporters se souviennent surtout de la Renault 5 rouge.

29) Novembre 1999 : le Toulouse FC conclut un partenariat avec les Glasgow Rangers. «  Il va porter sur des accords financiers, des échanges de joueurs et la préférence accordée à l'autre club si l'un des deux décide d'un mouvement de joueurs » , annonçait alors le président Jacques Rubio. Le transfert de l’international écossais Derek McInnes est la première et dernière matérialisation de cet accord. Celui-ci ne disputera que trois matchs de D2. Pas de quoi soulever son kilt.

30) À l’été 2000, Toulouse retrouve la D1 et Rubio rêve plus grand avant l’heure. Toujours bien informée, La Dépêche du Midi annonce les arrivées de José Luis Chilavert, Xavier Gravelaine, David Jemmali, mais aussi un milieu de terrain d’expérience en la personne de Didier Deschamps, en conflit avec Chelsea. Finalement, le club optera pour Jean-Christophe Rouvière en provenance de Montpellier.

31) Avec un budget gonflé à 250 millions de francs, le club recrute finalement dix nouveaux joueurs au total (Revault, Carotti, Bonilla, Uras, Cabrol, Cascini...) bien aidé par France Telecom, sponsor maillot via Ola. « Des clubs comme Monaco ne nous intéressent pas. Nous recherchons des équipes ambitieuses et en devenir qui drainent un public populaire, jeune et étudiant » , indique Didier Quillot, directeur de la branche mobile de l’entreprise. Un visionnaire. Toulouse terminera la saison avec une double relégation, sportive et administrative. On capte peut-être mieux en National.


32) Février 2000. Le TFC envoie une lettre de protestation à la FIFA. L'objet de la missive des dirigeants toulousains ? Son gardien de but, l'inénarrable Alain Gouaméné est retenu en compagnie de ses coéquipiers dans un camp militaire ivoirien afin de « méditer » sur l'élimination des Éléphants lors de la Coupe d'Afrique 2000. Après un ultime savon du chef de la junte au pouvoir, le général Robert Gueï, les joueurs retrouvaient leur liberté. Heureusement pour Alain, le général ne regardait pas les matchs du Téfécé.

33) À l’automne 2000, les Violets traînent déjà en queue de peloton. Alain Giresse est alors remplacé par Robert Nouzaret. Pour ses débuts face au PSG, ce bon Robert apparaît avec une écharpe du club donné par un supporter. Il lance aussi un attaquant qui évolue en réserve. Malgré le doublé du jeune Nicolas Dieuze et l’écharpe, Toulouse s’incline 3-2.

34) En 2001, Philippe Douste-Blazy, édile de Lourdes, passe plusieurs matchs dans le kop des Indians Tolosa durant la campagne pour la mairie de Toulouse. Écharpe ultra autour du coup, celui-ci ne recula devant rien pour prouver son attachement à la ville rose. Sa voix stridente résonnerait encore sur l’île du Ramier.

35) Incroyable, mais vrai, Nicolas Seube n’a pas toujours porté le maillot du Stade Malherbe de Caen. « Super Seube » est né à Toulouse et a été formé au TFC, avant de s’exiler en Normandie en 2001. Autre scoop, Pantxi Sirieix a joué à Auxerre dans une autre vie.

36) Avant de faire fortune dans la restauration aérienne, Olivier Sadran a débuté dans le monde de l’entreprise en vendant des sandwichs aux ouvriers de la ligne A du métro toulousain.


37) Quand il reprend le club au bord de la faillite à l’été 2001, Sadran décide de licencier... sa femme qui travaillait alors au service juridique. «  Jamais, je ne travaillerai jamais avec ma femme, c’est ahurissant comme truc. Elle m’en a voulu pendant deux, trois ans de ne lui avoir rien dit, et de ne pas l’avoir gardée » , a-t-il raconté un jour à So Foot.

38) Après la finale de 1957 et avant la folle 38e journée de 2016, Angers a encore marqué l’histoire du club toulousain qui débute sa saison de National contre le SCO. Si le TFC se retrouve un jour en finale de Ligue des champions, on connaît déjà le nom de l’adversaire.

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39) 21 septembre 2001 : l’usine AZF explose. L’onde de choc touche la maison de Christophe Revault. Réveillé en urgence, le gardien a juste le temps de sortir son bébé de sa chambre et se retrouve dans le plus simple appareil à errer dans la rue. Mais pourquoi dormait-il sans caleçon ? La question demeure seize ans plus tard.

40) Avant Étienne, il y a eu Sylvain. L’aîné des Didot a évolué au TFC, il a même inscrit le but de la remontée en 2003 à Reims.

41) Les supporters toulousains avaient prévu de fêter les retrouvailles avec l’élite une semaine plus tôt au Stadium face à Gueugnon. Un nul suffisait. C’était sans compter sur une frappe de 35 mètres du dénommé Didier Neumann dans les arrêts de jeu.

42) Le dernier titre du club remonte à la Coupe Gambardella en 2005. Emmenés par quelques Kevin (Constant et Dupuy), les Toulousains en passent six à Lyon (6-2) malgré la présence en face de Benzema, Ben Arfa, Loïc Rémy et Mounier. La suite sera moins glorieuse pour leurs bourreaux du soir.


43) En 2006, on recrute encore sur cassette en Ligue 1. Du moins Ali Rachedi, le boss du mercato à Toulouse depuis 2003. Et voilà comment débarque Fabio Alves Felix dit Fabinho. Milieu défensif honnête, le Brésilien inscrit quatre buts lors de sa première saison, mais il a le droit à son quart d’heure de gloire pour une particularité physique. L’homme possède six doigts à chaque main. L’occasion pour So Foot de consacrer un article à polydactylie avec un article innocemment intitulé : « Fabinho a-t-il deux bites ? » On savait se poser de bonnes questions à l’époque.

44) Mai 2007 : le TFC vient d’arracher sa qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des champions après une victoire renversante face à Bordeaux (3-1). Issou Dao et Fodé Mansaré attrapent le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc, pour le balancer dans la piscine des vestiaires. Bilan : une cheville fracturée et une campagne des législatives menée avec des béquilles.

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45) W9 a diffusé le match du tour préliminaire face à Liverpool en 2007. Une défaite 4-0 commentée par Thierry Roland, qui passera la rencontre à confondre Mohamed Fofana et Fodé Mansaré. Un problème de lunettes sans doute.

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46) En janvier 2008, Fabinho repart avec tous ses doigts pour le Brésil. Son compatriote Eduardo Ratinho arrive en prêt en provenance du CSKA Moscou. Poulain de l’écurie de Marcelo Kiremitdjian, cet international espoir est vendu comme le grand espoir brésilien à son poste de latéral droit. Un bon coup donc. Sauf qu’après un match avec la réserve du club, on rapporte à Élie Baup que le petit nouveau « n’a pas le niveau de la CFA » . Ratinho ne jouera pas une minute en équipe première et la suite de sa carrière confirmera ce premier jugement.

47) Mai 2008 : Paris brûle. Le PSG joue sa peau en Ligue 1 avec Lens et le TFC comme rivaux. Au nom de l’intérêt supérieur du football français, beaucoup pensent qu’il faut sauver le soldat parisien. RMC lance même un programme spécial : SOS PSG. Après un match au Havre où l’arbitrage n’est pas allé dans le sens de son équipe, l’emblématique Nicolas Dieuze pose son coup de gueule : « Les radios SOS Paris Saint-Germain, moi j’en ai plein le cul. Pourquoi on n’aurait pas le droit de rester en Ligue 1, nous ? » Pas la peine de se fâcher, puisque Lens héritera de la place du con finalement.

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48) Après une première saison galère, André-Pierre Gignac explose en 2008/2009 et marche sur les défenses de L1. L’attaquant devient l’idole du Stadium et de ses supporters. Il faut dire qu’en dehors du terrain, Dédé sait être près d’eux, puisqu'il sera un invité régulier du local des Indians pour des soirées console-pizza. Mais aux dernières nouvelles, aucun ultra toulousain n’a appelé son fils « Gignac » .

49) Été 2010, le TFC est leader de Ligue 1 après trois journées et Daniel Braaten meilleur buteur avec 3 buts. Une hibernation plus tard, le Norvégien terminera la saison à 5 réalisations et son club 8e. Passion ventre mou.

50) Ils sont 1 500 supporters toulousains à déferler sur Angers le 14 mai dernier pour le match du maintien : parmi eux, le charismatique Jean-Luc Moudenc. Le maire de Toulouse a même honoré le parcage de sa présence avant le début de la rencontre en homme proche du peuple. Il a préféré ensuite regagner la tribune présidentielle pour assister au match. Avec sa cheville cette fois. Pour le reste, il y a la patte gauche de Bodiger...

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Par Alexandre Pedro, avec l'aide de Paul Cometto
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Dans cet article

Note : 5
Le combo coupe-moustache / costume ocre de Noël Mamère et le design Antenne 2, cela n'a pas de prix.
Et Bergeroo, modeste dans le triomphe. Toute une époque.

Au risque de radoter, vive les 80's.
Un lien pour une copie de l'article sur Fabinho? Franchement, pour les 80 ans, le beau geste
Dani de Melo Niveau : National
Trop fort, le coup de la femme de Sadran virée lors du rachat!

Même pas peur.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:04  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Le TFC des 80's, c'était quand même une sacrée équipe : Marcico, Stopyra, Passi, Tarantini, Durand, Bergeroo...

Du coup, je me permets encore une fois un petit coup d'autopromo en postant mes paragraphes sur les deux stars argentines de Toulouse (toujours tirés de mon top des absents sudam) :

-ALBERTO MARCICO
En France, on connaît Beto Marcico comme le maestro toulousain des 80's (sans doute le meilleur joueur de l'histoire du TFC), protagoniste de l'élimination du Napoli de Diego lors de la Coupe UEFA 1986-1987. Mais dans son pays, Marcico a laissé le souvenir d'un formidable ''enganche'' (numéro 10 dans le football argentin) – il pouvait jouer milieu offensif ou second attaquant – ayant marqué la Primera argentine de son empreinte dans les années 80 et 90. Il effectue ses premières prouesses à Ferro Carril Oeste, jusqu'alors modeste club du quartier de Caballito, à Buenos Aires, qu'il mène vers son premier titre de champion en 1982, avec une série historique de 28 matchs sans défaite. Ferro récidive en 1984, grâce à une énorme saison de Marcico, élu joueur argentin de l'année. Un exploit mémorable dans un championnat alors trusté par les cinq grands ainsi qu'Estudiantes et les deux clubs de Rosario ! Suivront sept très belles années toulousaines puis un retour réussi au pays, avec un nouveau titre en 1992 avec Boca. Superbe joueur au toucher de balle exquis, inventif, excellent passeur, doté d'une grande vision du jeu, Beto Marcico fut, de l'avis général, l'un des meilleurs ''enganches'' de l'histoire du foot argentin. Pourtant, il ne connut pas le même succès avec l'Albiceleste, manquant notamment le Mondial 1986. Une thèse en vogue voudrait que Bilardo appréciait peu l'embonpoint de Marcico dû à son célèbre régime pizzas-sodas. Mais pour beaucoup, la vraie raison est surtout la concurrence d'un autre numéro 10... un certain Diego Maradona.

-ALBERTO TARANTINI
Pour les Argentins, Alberto Tarantini est, avec Marzolini et Sorin, l'un des meilleurs latéraux gauches de l'histoire du foot argentin et le plus jeune champion du monde 1978, titulaire à tous les matchs à 22 ans. Pour les socios de Boca, il est l'un des artisans des deux titres de champion 1976 et de la Libertadores 1977 – la première du club – mais aussi un « traître » ayant rejoint l'ennemi Millonario (après deux intermèdes à Birmingham City et Talleres). Pour ceux de River, il est surtout un protagoniste de l'équipe double championne d'Argentine en 1980 et 1981. Pour les supporters toulousains, il est l'excellent défenseur du TFC du milieu des 80's. Mais pour le monde du foot en général, Tarantini reste éternellement associé à deux images mythiques du Mondial 1978. D'abord ''el abrazo del alma'', cette célèbre photo ayant fait le tour du monde, prise quelques secondes après la fin de la finale : Tarantini et Fillol tombent dans les bras l'un de l'autre, accroupis sur le terrain, et le photographe immortalise le cliché au moment où un jeune supporter, sans bras depuis un accident, approche pour les enlacer. Et puis, cet épisode qui le place dans la lignée des joueurs argentins rebelles, entre Rattin et Maradona : lorsque Videla, chef de la sinistre junte militaire, pénètre dans les vestiaires après la qualification pour la finale, Tarantini se touche longuement les testicules avant de lui serrer la main. « Mais oui, je me suis touché les couilles, raconte-t-il aujourd'hui. Et j’en suis fier, bien sûr. Je lui ai parlé de mes trois amis disparus, que personne n’a jamais revus. On n’était pas aux ordres de ces enfoirés. »
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:04  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
C'est marrant comment la mémoire peut être sélective : je me rappelle moins de certains matchs plus récents que de ce fameux Toulouse-Napoli 86, dont j'ai encore quelques souvenirs en tête (pour être honnête, ce sont surtout des bribes d'images, je me rappelle pas du déroulé du match dans son intégralité).
Pourtant j'étais tout gamin mais c'était l'un des premiers matchs de foot que je regardais à la télé (après quelques matchs du Mondial 86, l'été où j'avais découvert le foot et attrapé définitivement le virus) et on sait que les premières fois sont souvent marquantes...^^

En tout cas, la qualif' du Téfécé était un sacré exploit car en face, c'était l'équipe du Napoli qui allait remporter le Scudetto à la fin de la saison 86-87 et à l'époque, Diego était vraiment au sommet de son art (même s'il n'avait pas été inoubliable sur cette double confrontation) !
Ceci dit, a posteriori je trouve le Napoli de la période 88-90 encore plus fort que sa devancière éliminée par les Toulousains, notamment en raison des renforts d'Alemao et surtout Careca qui ont beaucoup apporté à l'équipe (Maradona, Careca, Giordano, Carnevale, c'était du très lourd offensivement).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:11  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Visiblement mon edit n'a pas marché. Je disais donc que c'était d'autant plus dommage d'avoir sorti le Napoli de Diego pour tomber au tour suivant face au Spartak... En plus, Gerald Passi n'avait pas collé un triplé à n'importe qui au match aller puisque le gardien moscovite n'était autre qu'un certain Rinat Dasaev !
1 réponse à ce commentaire.
Note : 1
Encore une fois, quel régal, Alain.

Quelques petits commentaires sur ta prose:

- Difficile d'en vouloir à Bilardo pour Mexico 86 ;-) Quoiqu'en cas de blessure de Dieu, Marcico aurait pu dépanner, je ne me souviens pas d'un autre joueur dans l'effectif capable de faire le jeu comme lui.
- merci pour le terme "enganche" que j'ignorais
- fabuleuse anecdote sur Tarantini face à Videla. Aujourd'hui si un type fait ça, c'est uniquement pour le poster sur son compte Twitter, et ce ne serait certainement pas face à un dictateur.
- En effet, entre 85 et 87 ne repose quasiment que sur Diego pour monter au classement, c'est ensuite que les grosses recrues arrivent ; Careca, meilleur numéro 9 au Mexique et qui je crois devait compléter l'attaque Brésilienne en 1982 si pas blessé.
Ce qui ressort des commentaires de certains coéquipiers Napolitains de l'époque, c'est la confiance que leur donnait la présence de Maradona ; il y a une très belle interview où Bagni parle des progrès qu'ils faisaient grâce à lui.
- Cette qualification Toulousaine, c'était comme Real-Monaco en 2004. Inimaginable au moment du tirage au sort. Maradona était intouchable, dans les cours de récré Mexico était encore dans toutes les têtes, c'était perdu d'avance pour les Toulousains ^^
- J'avais oublié ce triplé de Passi face à Dassaev...lui non plus n'aura pas su prendre la relève de Platoche en Bleu, mais au moins il a ce beau souvenir pour lui !
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:48  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Merci pour le compliment !
Pour répondre à quelques-unes de tes remarques :

# Au Mondial 86, outre Maradona, il y avait trois autres joueurs dans la sélection argentine qui pouvaient jouer en 10 :
- Jorge Burruchaga, titulaire aux côtés de Diego, qui avait pour lui d'être assez polyvalent et complémentaire du Pibe de Oro
- Ricardo Bochini, l'un des plus grands milieux offensifs argentins de l'histoire (curieusement zappé par Menotti en 78 et 82), qui commençait à décliner (32 ans) mais restait quand même sur un doublé Libertadores-Coupe Intercontinentale deux ans plus tôt avec Independiente
- Claudio Borghi, le meneur de jeu d'Argentinos Juniors, vainqueur de la Libertadores 85, qui à l'époque était considéré comme le possible successeur de Diego (malheureusement pour lui, il n'a jamais pu confirmer ces promesses)
Ceci dit, ça n'empêche pas que Beto Marcico était l'un des Argentins les plus talentueux à son poste... Mais comme tu le soulignes, le résultat final a de toute façon donné raison à Bilardo.

# J'ignorais aussi cette anecdote à propos de Tarantini et Videla jusqu'à ce que je fasse des recherches sur lui pour écrire mon top des absents.

# En effet, Careca était pressenti pour être l'avant-centre titulaire du Brésil 82 mais il s'est blessé à quelques jours du début du Mondial. Résultat des courses, le Brésil s'est retrouvé privé de ses deux meilleurs attaquants de l'époque : Careca donc, mais aussi Reinaldo, l'attaquant vedette de l'Atletico Mineiro, qui selon certaines rumeurs aurait été "blacklisté" par la junte militaire en raison de ses opinions politiques. Du coup, Telê Santana a été contraint d'aligner Serginho qui n'a pas vraiment brillé par son efficacité. Même 35 ans après, les Brésiliens continuent toujours de se faire un scénario de foot-fiction en imaginant combien de buts aurait pu mettre Careca avec des passeurs tels que Zico, Falcao et Socrates ! On peut difficilement leur donner tort, le poste de n°9 étant le seul point faible du Brésil 82 avec celui de gardien...
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:18  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Pour rebondir sur tout ça, petit "cadeau" (façon de parler) pour toi, Italia90 :

Mes quelques lignes sur Careca :

-CARECA
Careca, c'est bien sûr le plus grand attaquant brésilien des 80's, sans doute le meilleur Brésilien au Mondial 1986 – et l'un des meilleurs joueurs tout court au Mexique (5 buts) – et le complément parfait de Maradona au Napoli, formant avec l'astre argentin un duo offensif fabuleux à partir de 1987 : il est ainsi l'autre grand artisan du succès en Coupe UEFA 1989 (doublé face au Bayern en demie, buteur à l'aller et au retour contre Stuttgart en finale) et du deuxième Scudetto du Napoli en 1990. Mais ce sont aussi des débuts fracassants avec son club formateur de Guarani (qu'il mène à son premier et unique titre de champion du Brésil en 1978, une énorme surprise), quatre saisons de haut vol au São Paulo FC (avec un nouveau titre de champion) où son duo avec Müller fait des étincelles, et surtout une question jamais résolue, véritable must du ''foot-fiction'' : et si Careca, promis à être l'avant-centre titulaire du Brésil 82, n'avait pas eu cette maudite pubalgie à quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde ? Combien de buts aurait-il marqués sur les services de Zico, Falcao et Socrates ? Et jusqu'où serait allé le Brésil ? On ne le saura jamais : Careca blessé, Reinaldo ''blacklisté'' par la junte militaire, Télé Santana alignera le maladroit Serginho, laissant tout un peuple à ses regrets éternels... Careca aura l'opportunité de disputer un nouveau Mondial en 1990 mais son coéquipier et ami Maradona lui joue un vilain tour en offrant à Caniggia le but qui élimine la Seleçao dès les 8es de finale. Qu'à cela ne tienne, reste le souvenir d'un fantastique avant-centre – sans conteste l'un des meilleurs au monde durant les années 80 -, rapide, technique, puissant, toujours bien placé, redoutable en un-contre-un et adulé par les supporters dans tous ses clubs.

Et puisque l'on parle de Tarantini, Videla et l'Argentine 78, un focus sur Jorge Carrascosa qui fut le seul joueur argentin à boycotter le Mondial 78 (pour des raisons aussi personnelles que politiques mais quand même) :

-JORGE CARRASCOSA
Les amateurs de foot ont tous en tête l'image de Passarella brandissant le trophée du Mondial 78, remis par le sinistre général Videla, au Monumental. Mais hors d'Argentine, peu se souviennent qu'un autre aurait pu se retrouver à la place du mythique libéro de River : Jorge Carrascosa, « El hombre que renunció a ser el Gran Capitán », selon les mots du journal Clarin. Formé à Banfield, « El Lobo » était l'un des meilleurs latéraux gauches de la Primera dans les 70's : champion avec Rosario Central en 1971, il est de nouveau sacré en 1973 avec le fameux Huracan de Houseman, Brindisi, Babington et Larrosa. Une équipe coachée par Menotti qui prend en 1974 les rênes de l'Albiceleste, dont il confie le brassard à Carrascosa. Le 24 mars 1976, jour du coup d'Etat de la junte militaire instaurant une sanglante dictature, l'Argentine signe une belle victoire en Pologne, avec ''El Lobo'' comme capitaine. Mais à l'époque, celui-ci est déjà consterné par les dérives du foot professionnel : argent, corruption, dopage, implications politiques... Le putsch militaire fera office de détonateur. Lorsque Menotti l'appelle avant la publication de sa liste des 22, Carrascosa lui répète sa décision mûrie depuis de longs mois : il renonce à la sélection, par refus de cautionner la dictature mais aussi par ras-le-bol des maux gangrenant son sport. Il ne soulèvera donc jamais la Coupe du monde et mettra un terme définitif à sa carrière un an plus tard, à seulement 31 ans...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:25  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Je m'excuse pour ces quelques posts légèrement hors-sujet mais il me semble que les coms de So Foot sont un peu faits pour ça : partager nos connaissances respectives, échanger nos souvenirs et anecdotes et débattre sur les grands joueurs et équipes d'hier et aujourd'hui...
Surtout quand c'est des passionnés passionnants comme toi Alain...on doit avoir grosso modo le même âge, mais ta culture de ce sport me stupéfie à chaque fois !
4 réponses à ce commentaire.
ElNinoFerrer Niveau : DHR
Oh putain Didier Neumann, je l'avais oublié celui là
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