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45 choses à savoir sur Henrik Larsson

Si Henrik Larsson restera à jamais associé au Celtic Glasgow, il a toutefois vécu des tas d'autres choses qui font que, en ce mardi 20 septembre 2016, jour de son quarante-cinquième anniversaire, il reste encore des tas de choses à raconter sur l'attaquant suédois. En voici au moins quarante-cinq. Et presque autant de raisons de lui accorder un respect éternel.

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1. Son père, Francisco Rocha, est un ancien marin du Cap-Vert, sa mère, Eva Larsson, une ouvrière d’Helsingborgs. Conséquence : Henrik grandit dans un appartement modeste au sein du quartier Narlunda à Helsingborgs.

2. À quatorze ans, en 1986, ses parents lui offrent une cassette vidéo autour de la vie et de la carrière de Pelé. C’est la révélation.

3. La même année, ses parents se séparent. Il choisit alors de prendre le nom de famille de sa mère, celui-ci étant censé l'aider à échapper au racisme.

4. Ce ne sera pas le cas : à l’adolescence, comme plus tard à Feyenoord, il est souvent confronté au racisme. Comment le combat-il dans un premier temps ? Avec ses poings, même si, comme l'assurent ses premiers entraîneurs, le fait de s’inscrire au club d’Högaborgs BK l’aide à se canaliser.

5. Plus tard, il aide financièrement son club formateur, alors en troisième division suédoise.

6. Une fois les études terminées, il travaille un temps en tant que maître-nageur, avant de se spécialiser dans l'emballage de fruits.

7. Depuis 1989, il joue au haut niveau en floorball (une sorte de hockey pratiqué dans un gymnase). Une fois retraité du football, il est d'ailleurs retourné vers cette passion.




8. Pour sa première saison avec Helsingborgs, en 1992, il marque 34 buts en 31 matchs. Le ton est donné.

9. En 1993, alors que le Grasshopper Zurich lui fait les yeux doux, il rejoint Wim Jansen (son futur entraîneur au Celtic) à Feyenoord.

10. En juin 1997, Henrik devient papa et nomme son fils Jordan. Une référence à Jordan Ayew, alors âgé de cinq ans ? Non, plutôt à son idole, le basketteur de légende Michael Jordan.

11. La même année, il débarque au Celtic Glasgow pour 650 000 livres, à peine. Il vaut combien Jesé, déjà ?

12. Chez les Bhoys, il a la lourde tâche de faire oublier aux supporters Paolo Di Canio et Jorge Cadette, partis durant le mercato d’été.

13. Lors de sa présentation officielle, son arrivée dans le stade se fait au son de The Magnificent SevenSept Mercenaires de John Sturges. Pourquoi ? Parce qu’il porte le numéro 7, tout simplement.

14. Lorsqu’il débarque au Celtic Park, le Celtic subit la domination des Rangers depuis 1989. Avec Larsson, meilleur buteur du club avec seize réalisations dès sa première saison, les Blanc et Vert redeviennent illico les rois de l’Écosse.

15. Les fans du Celtic sont formels : Henrik n’était pas de ces joueurs qui aiment la vie nocturne. En revanche, pas de souci pour aller lui parler dans un pub. Un mec ordinaire, quoi.

16. Lors de la saison 1999-2000, face à Lyon, en Coupe de l'UEFA, il se blesse et est écarté des terrains pendant huit mois.

17. Alors qu’il vient d’inscrire douze buts en treize matchs, cette double fracture de la jambe lui plombe le moral. Il pense même à arrêter sa carrière.

18. Au début des années 2000, bien des années avant qu'il ne rejoigne Manchester United, Henrik Larsson était déjà dans les petits papiers d’Alex Ferguson. À entendre l'entraîneur écossais, ce dernier aurait même entamé les négociations, avant que Dermot Desmond, l'actionnaire majoritaire du Celtic Glasgow, ne l'appelle personnellement pour l’implorer de retirer son offre. Motif : Man United aurait déjà plein d'attaquants de talent à disposition, alors que les Bhoys ne peuvent compter que sur leur buteur dreadé. Gentleman, Ferguson obtempère.

19. En 2002, Larsson annonce prendre congé de la sélection suédoise. Deux ans plus tard, avant l’Euro 2004, il revient sur sa décision.

20. En 2003, à Séville, il marque deux buts en finale de Coupe de l’UEFA, mais ne peut empêcher le Celtic de s’incliner face à Porto (3-2). Triste, il dit : « Je ne vois rien de positif concernant ma performance durant cette finale. Marquer deux buts dans une finale ne vaut rien si vous perdez. Tout ce que je souhaitais, c'était que le Celtic remporte la coupe. »

21. En sept saisons au Celtic, Larsson a remporté quatre championnats, deux Scottish League Cup, deux Scottish Cup et a été nommé cinq fois meilleur buteur. Total : 313 matchs pour 242 buts. Ça pose un CV.

22. Contre la seule équipe de Dunfermline, dans le championnat écossais, Larsson a claqué plus de 30 buts le temps de ses sept saisons au Celtic Glasgow.

23. Après Tommy Gemmell et Jimmy Johnstone en 1967 et 1968, il est le troisième joueur du Celtic à avoir vu son nom figurer dans la liste du Ballon d’or.

24. Il est le seul joueur du Celtic à avoir remporté le Soulier d'or européen. C’était lors de la saison 2000/2001. 53 buts en 50 matchs, toutes compétitions confondues.

25. Parmi l’effectif du Celtic, il est le joueur préféré de Noel Gallagher. Et sûrement aussi de Pierpoljak.

26. Malgré les arrivées ces dernières années de Robbie Keane, Maciej Zurawski, Gary Hooper ou Henri Camara, c'est bien le nom d'Henrik Larsson qui continue d'être chanté au Celtic Park. Moussa Dembélé pourra-t-il changer la donne ?


27. Après le fameux but du talon d’Ibrahimović face à l’Italie à l’Euro 2004, Larsson court vers lui pour le féliciter et lui dit : « Profite ! » Bien des années plus tard, Zlatan se souvient encore du conseil : « Comme s’il avait saisi immédiatement l’effet que ça produisait. »


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28. En septembre 2004, pour son retour au Celtic Park avec le FC Barcelone, Henrik inscrit le troisième but du club catalan et enterre l’avenir européen de son ancienne équipe. Il refuse de célébrer son but.

29. En 2005, il a été nommé « Meilleur joueur de l’histoire » en Suède.

30. Après la finale de la Ligue des champions gagnée face à Arsenal en 2006, Henry prouve une nouvelle fois qu’il maîtrise l’art du contrepied : « Les gens parlent toujours de Ronaldinho, Eto’o, Giuly et tous les autres, mais je ne les ai pas vus aujourd’hui, j’ai vu Henrik Larsson. Il est entré, a changé le cours du match et l’a achevé. Parfois, vous parlez de Ronaldinho, Eto’o et d’autres joueurs de ce genre : vous devez parler du bon footballeur qui rend le foot différent, et c'est ce qu'était Henrik Larsson ce soir. »




31. À son retour à Helsingborgs en 2006, toute la ville s'est mobilisée. Les affiches grandeur nature posées à chaque arrêt de bus ou sur différents panneaux publicitaires n'avaient qu'une chose à dire : « Bienvenue à la maison » .

32. « À son arrivée, il semblait jouir d'un culte auprès de nos joueurs. Ils prononçaient son nom d'un ton ébahi. Pour un homme âgé de trente-cinq ans, son attention aux directives était incroyable. À chaque séance, il était ravi. Il voulait écouter Carlos (Queiroz), les tactiques ; il était impliqué dans tous les schémas que nous avons mis en place. » Et ça, c’est Sir Alex qui le dit, alors qu’il accueille l’attaquant suédois pour trois mois, juste le temps de terminer la saison 2006/2007 !

33. Pour son dernier match avec Manchester United, face à Middlesbrough, Larsson a fini la rencontre en tant que milieu de terrain.

34. Une fois dans les vestiaires, le Suédois est applaudi par tous les joueurs de United, debout pour l'occasion. Trois mois à peine après son arrivée, il a déjà marqué les esprits.

35. Ferguson tente bien de le convaincre de rester une saison supplémentaire, mais Larsson préfère honorer sa promesse et retourne terminer sa carrière à Helsingborgs.

36. Le 6 juin 2009, après un match de la Suède contre le Danemark perdu 1/0, on l’informe que son plus jeune frère, Robert, a été retrouvé mort dans une rue d’Helsingborgs.

37. Le 11 octobre 2009, vingt et un jours avant de mettre un terme à sa carrière, il annonce sa retraite internationale. Bilan : 106 sélections, 37 buts.

38. Illico, Helsingborgs annonce que le numéro 17 ne sera jamais plus attribué à aucun autre joueur. Larsson fond en larmes.

39. Célèbre pour tirer la langue après chacun de ses buts, Henrik Larsson effectue en fait ce geste en hommage à un joueur de basket qu'il admire.

40. L’attaquant suédois de Bordeaux, Isaac Kiese Thelin, dans le magazine Sportbladet, a dit : « Petit, je voulais être comme Henrik Larsson. J'imitais toujours ses célébrations de but, en tirant la langue. »

41. Que ce soit en 1994, en 2002 ou 2006, il a marqué à chaque Coupe du monde disputée avec la Suède.




42. Larsson détient le record de buts en Coupe de l’UEFA avec 40 réalisations en 56 matchs.

43. En 2014, il confiait vouloir entraîner un jour le Celtic.

44. Au début de l’été 2016, Henrik Larsson, désormais entraîneur d’Helsingborgs, a interdit à l'un de ses attaquants de rejoindre l’équipe suédoise aux JO de Rio en raison du manque de joueurs à ce poste dans l’effectif. Son nom ? Jordan Larsson. Son fils. Qui a certainement dû manifester son mécontentement en tirant la langue.

45. Henrik Larsson ne craint personne.

Par Maxime Delcourt
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Dans cet article

ah Larsson et ses dreads. Quel joueur fabuleux !
Mon souvenir de lui numéro 1 c'est qu'il avait porté le Celtic en finale de l'UEFA de 2003, battu par le Porto de Mou, avec un doublé pour lui si je me trompes pas, dans une très belle finale.

Légende du Celtic, d'ailleurs il est le seul non-écossais à figurer dans le XI de l'histoire du club (vote fait par les fans)
FourFourTwo Niveau : Loisir
Note : 1
Message posté par ajde59

Mon souvenir de lui numéro 1 c'est qu'il avait porté le Celtic en finale de l'UEFA de 2003, battu par le Porto de Mou, avec un doublé pour lui si je me trompes pas, dans une très belle finale.


En voila un qui n'a pas lu l'article !
La Duchesse d'Aquitaine Niveau : Loisir
Note : 1
Une légende, de très loin le meilleur attaquant suédois de l'histoire, des années-lumière devant certains dont on ne citera même pas le nom ici par respect pour le grand Henrik.
Non seulement aujourd'hui Larsson souffle ses 45 ans, mais encore en plus vous dites qu'il avait 12 en 1986 ce qui n'a aucun sens, qu'il ai 44 ou 45 ans aujourd'hui. Dommage, sinon l'article est sympathique et permet de se souvenir avec nostalgie du joueur !
Note : 1
En complément du 39: suite à un courrier d'une maman, lui demandant de ne plus tirer la langue en célébrant ses buts, car son fils de 8ans n'arrête pas de l'imiter, il arrête.
Ca résume tout le personnage: le talent, la classe, l'humilité!

King Henrik forever
(suffit de voir mon avatar)
touchefresh Niveau : CFA2
Aucun doute sur le fait que Larsson a été un joueur bien plus important dans l'histoire du foot que ce que zlatan ne pourrait être. Après dans la qualité intrinsèque du joueur, je suis plus partagé...

J'ai toujours considéré Larsson comme mon joueur favoris alors que je me rend compte que je ne connaissais que peu sa carrière. Surement du à ma fascination pour le Celtic Glasgow et pour son maillot
JohnnyAdjoviBocal Niveau : District
Note : 1
Il faut relativiser sa performance à la World Cup 1994. Il est remplaçant et ne marque un but que dans le match pour la 3è place, remporté 4-0 face à la Bulgarie. La Suède de 1994, offensivement, c'est d'abord Dahlin, Brolin et Kenneth Anderson. Surtout, d'ailleurs. Pour le reste, ses entrées en jeu me faisaient tripper. Lui et Cobie Jones se tiraient la bourre pour les meilleurs dreads. A part ça, rien à dire : chapeau bas.
ZizouGabor Niveau : CFA
@JohnnyAdjoviBocal,

ce que tu dis est juste, en dehors du match pour la 3e place, il sera titulaire seulement dans le dernier match de poules face au Brésil (la photo de l'article avec Romario) où il sortira à la 65e minute. Mais le moment le plus décisif pour lui, c'est le tir aux buts qu'il met face à la Roumanie permettant à la Suède de mener 5-4 et derrière Ravelli stoppe la frappe de Belodedici qui qualifie la Suède, c'est d'ailleurs Larsson le premier à tomber dans les bras du gardien !

C'est vrai que ce mondial 94 était étonnant, quand tu vois qu'un match Suède-Cameroun au Rose Bowl de Los Angeles a été regardé par 93 200 spectateurs, c'est fou !

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