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  2. // Lille/Sporting (1-2)

40 minutes fatales

Lille a mis 40 minutes à entrer dans son match. Le Sporting en a profité en 1ère période avec deux cageots de Vukcevic et Postiga, puis a serré les fesses en seconde. Frau a laissé penser à un retour à la 57ème mais le LOSC n'arrivera pas à égaliser dans les ultimes minutes. Dommage, y avait la place.

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Deux oppositions tactiques d'entrée de jeu. Côté Sporting, Paulo Sergio préfère un 3-4-3 plutôt osé pour un match à l'extérieur. Rudi Garcia, de son côté, innove en alignant un 4-2-3-1 avec la doublette Mavuba-Dumont à la mène, Balmont à droite et Obraniak à gauche, Gervinho se positionnant en soutien de PAF, seul devant. Pas de Hazard donc, sur le « bench » tout comme Cabaye. Le jeune Jerry Vandam a lui l'opportunité de prouver sur l'aile gauche défensive du LOSC en lieu et place d'Emerson.



Pendant les cinq premières minutes, Lille imprime son petit rythme. Gervinho trouve même de la tête le but de Tiago, le portier du Sporting, mais est signalé hors-jeu (3ème). Tout semble partir pour le mieux. Pourtant, le Stadium Nord va rapidement déchanter. Le Sporting a une seule et unique tactique : se projeter le plus vite vers l'avant sur les ballons de récupération. Première alerte à la 8ème minute. Postiga profite d'un cuir perdu par le LOSC aux 30 mètres pour filer vers le but de Landreau mais se fait sécher dix mètres plus tard par Rami, bien heureux de ne récolter qu'un carton jaune sur le coup. 3 minutes plus tard, la sanction tombe. Alors qu'Obraniak envoie un coup-franc dans la surface des Lions, Tiago dégage des poings et lance involontairement Abel, côté droit. Ce dernier, bien seul, remonte le terrain et centre au point de péno. Andre Santos rate son contrôle qui profite à Vukcevic, en deuxième rideau, qui n'a plus qu'à ajuster Landreau (11ème). Lille est puni sur la première occaz' du Sporting et ce n'est finalement pas si étonnant. Aucune accélération, une fébrilité terrible de Rami derrière, du jeune Vandam également, toujours des touches de balle en trop et un manque de justesse technique criant : le constat est limpide. Le LOSC ne s'est pas donné les moyens d'animer convenablement le nouveau système de Garcia, qui change son fusil d'épaule. Dans un premier temps, Gervinho passe à droite, laissant Balmont retrouver une place plus axiale. Mais les Lillois manquent toujours autant de mouvements et d'agressivité, malgré une tête dangereuse d'Obraniak de peu à côté (27ème). Le Sporting, lui, a tout compris. Le côté de Vandam est une passoire. Abel en profite pour envoyer un nouveau centre dans la surface lilloise et Postiga envoie un coup de casque dans la lucarne de Landreau pour doubler la mise (34ème).
Là, Rudi arrête la déconne et charge alors le fusil. Hazard remplace un Dumont invisible et fâché-ronchon par ce coaching, et Emerson met fin au calvaire de Vandam. Enfin. Place à un 4-4-2 des familles avec Gervinho-Paf devant, soutenu par le Belge en 10. Emerson montre la voie à suivre en alignant quelques tampons et un langage fleuri. L'intensité d'un match de coupe d'Europe, tout simplement.



« Le problème, c'est qu'on n'a plus de joker. Si on encaisse un troisième but, ce sera impossible de prendre les 3 points. Si on arrive à réduire le score, le match peut changer d'âme, et ensuite... » . Décla signée par un Rudi confiant au mic' de Canal avant la reprise. Les prémices du renouveau lillois se concrétisent plutôt rapidement. Hazard met misère sur misère aux défenseurs du Sporting et les combinaisons se font enfin à une vitesse « européenne » . Le Belge joue le une-deux avec Gervinho, pétarde sur Tiago qui ne peut détourner que du torse. PAF a du pif, logique, et réduit le score (57ème). La machine est enfin lancée et le Sporting va passer la dernière demi-heure en totale souffrance. Garcia envoie sa dernière cartouche Cabaye en remplacement de Mavuba. Les situations chaudes se multiplient. Obraniak dégaine un missile sur une pelouse devenue ultra-rapide avec les trombes d'eau, malheureusement pour Lille dévié en corner par une jambe portugaise (75ème). Rami, seul dans la surface, effectue une volée piquée que Tiago claque miraculeusement en corner (86ème). Gervinho tente un coast-to-coast mais est contré in-extremis (88ème) et Debuchy aligne centre sur centre dans la boîte. Sans personne au point de chute.



Le Sporting va réussir à tenir son but d'avance, peut se vanter d'opportunisme à défaut d'être extraordinaire et prend 3 points précieux à l'extérieur pour la course à la qualification. Lille ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Impossible d'espérer grand-chose en coupe d'Europe lorsqu'on démarre sa rencontre tant dans l'intensité physique que la justesse technique 40 minutes après le coup d'envoi. Lille a tout simplement déjoué. Ni plus, ni moins.



Ronan BOSCHER

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