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Quarante ans toujours Vito

Il y a des joueurs sur qui le temps ne semble pas avoir d’emprise. C’est le cas de Vitorino Hilton qui voit la quarantaine arriver comme il voit les jeunes attaquants débarquer dans sa surface : avec sérénité et élégance.

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Rentrée 2011. Maxime, douze ans, fait sa rentrée avec les U13 de son Olympique de Marseille. Vitorino, bientôt trente-quatre piges et fraîchement auréolé d’un titre de champion de France, reprend la course après des vacances bien méritées. Ce vendredi soir, si les deux zigotos vont s’affronter sur la pelouse du stade de la Mosson, c’est autant grâce à la précocité de Maxime Lopez, dix-sept balais, qu’à la folle longévité de Vito Hilton, entrée dans sa quarantième année au mois de septembre. Le Brésilien, qui pourrait être le père du Phocéen, joueur de champ le plus âgé de Ligue 1, entame sa sixième saison dans l’Hérault et rien n’indique que cet exercice sera son dernier en tant que footballeur professionnel. Parti de Marseille il y a cinq ans pour glaner un deuxième titre de champion de France avec Montpellier, le défenseur central qui cavale sur les pelouses de l’Hexagone depuis plus d’une décennie est comme le bon vin. On aimerait le consommer avec modération, mais il vieillit tellement bien que c’est dur de dire stop. Tant mieux pour des supporters montpelliérains ivres de cet homme de bouteille.

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« On aurait dit qu'il avait vingt ans »


Papy Hilton a donc vu du raisin vert, mais aussi du pas mûr. Pour le Brésilien, Marseille, c’est une gueule de bois qui ne fait pas suite au titre de champion de France 2010. Le mardi 12 juillet 2011, certains fêtent la victoire en Coupe du monde, et Vito prend un coup de crosse. Braqué dans sa maison du 8e arrondissement de la cité phocéenne, le défenseur y laisse 350 euros en cash, une carte bancaire et la tranquillité de ses enfants, traumatisés par l’événement. Le moral en berne comme son temps de jeu, Don Vito veut se tirer. Une aubaine pour Montpellier qui récupère un joueur qui, qualitativement, aurait pu être l’un des meilleurs défenseurs des années moroses de l’OM. Ancien coéquipier de Hilton à Marseille puis Montpellier, Garry Bocaly se remémore de l’arrivée de l’homme d’expérience : « À Marseille, il ne jouait plus. Et Vito, le football, c’est sa passion, alors c’était d’autant plus difficile. À Montpellier, il a retrouvé la joie de vivre. Il arrivait aux entraînements avec la banane, on aurait dit qu’il avait vingt ans. » S’il affiche trente-quatre printemps sur son passeport, Joris Marveaux, interviewé par 20 minutes, se rappelle d’un homme tout simplement parfait : « Si je devais citer un joueur exemplaire, je citerais Vitorino Hilton. C’est un joueur immense, d’expérience, de qualité et avec une mentalité à toute épreuve. » Fort de la tête et dans sa tête, le Brésilien a appris au fil des années à connaître son corps. Résultat des courses, le grand-père du championnat (avec Morgan De Sanctis, gardien mais de six mois son aîné) sort de cinq saisons consécutives à plus de trente matchs et 2600 minutes. Une statistique d’autant plus impressionnante quand on sait que le Brésilien affiche un record à trente-sept parties sans sortir une seule minute en 2014-2015 et trente-six titularisations en ne soufflant que treize minutes l’année passée. En août 2016, comme à chaque début de saison, Vito était censé moins jouer. Comme à chaque fois, le besoin du patron se fait ressentir. Titularisé à neuf reprises à trente-neuf ans, Hilton montre à tout le monde que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Avec sa tête haute, sa technique sûre et son sens de l’anticipation plus aiguisé que jamais pour compenser les jambes vieillissantes, le Montpelliérain demeure l’un des défenseurs les plus propres de Ligue 1 et un taulier sur qui le MHSC peut compter pour encadrer une équipe jeune. Bafé Gomis suspendu côté phocéen, Aaron Leya Iseka, dix-huit ans, devrait se joindre à Maxime Lopez pour essayer d’emmerder Don Vito. Et si, à eux deux, ils n’ont pas son âge, Vito ne les prendra pas de haut. Il se contentera juste de les prendre sagement au marquage.




Par Swann Borsellino
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