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  2. // CSKA/Inter (0-1)

360 secondes chrono

L'Inter n'aura jamais tremblé à Moscou. Les Nerazzurri auront plié l'affaire au bout de 6 minutes grâce à Sneijder tandis que le CKSA aura validé la qualification italienne, en débutant la seconde période en infériorité numérique. Un solide Inter contre un décevant CSKA, qui n'aura jamais pu faire illusion, à l'aller et encore plus au retour.

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L'Inter avait bétonné sa première période à l'aller, avait vendangé en deuxième et pouvait remercier Milito pour son pion utile et le CSKA qui avait tout simplement oublié de prendre des risques à San Siro. On aurait pu se dire qu'avec un seul but de retard, le coup pouvait être néanmoins jouable pour les Moscovites.
On aurait pu. Mais on ne se l'est pas dit. Qu'il est compliqué de contourner le onze de Mourinho. Sur le papier, on aurait pu se dire, qu'avec un quatuor Sneijder, Eto'o, Pandev, Milito, le CSKA aurait pu profiter de quelques espaces dus à des replacements défensifs hasardeux. Mais on ne se l'est pas dit non plus. Dans la pratique, Eto'o et Pandev, sur les ailes, sont descendus très bas pour empêcher au maximum les montées des latéraux russes. Dans l'axe de la défense intériste, Mourinho a placé deux ajusteurs de costards avec la paire sud-américaine Lucio-Samuel. Et au milieu de terrain, outre la sentinelle Cambiasso, Sneijder est incontestablement l'un des meilleurs métronomes du continent européen.
Alors, dans ce canevas à l'allure imperméable, que fallait-il pour que les Moscovites aient une once d'espoir d'intégrer le « Final Four » de la Champion's League ? De la réussite, de la maîtrise, de l'efficacité, du calme et de la folie aussi.

Pour la réussite et l'efficacité, on repassera. Le Japonais Honda a envoyé toutes ses tentatives de coup-franc au-dessus de la cage de Julio Cesar. Necid, l'avant-centre tchèque du CSKA, frappera au ras du poteau à l'entrée de la surface milanaise (23ème). Dzagoev, seul face à Julio Cesar, dans la surface de réparation, vendange testant l'intérieur de sa cheville gauche comme technique de frappe (34ème). Enfin Oddiah, une copie nigériane, version latéral droit, de Wilson Oruma, voit le portier intériste détourner son missile de 30 mètres, malgré le rebond vicieux du terrain synthétique de Luzhniki (44ème). En deuxième mi-temps, rien à signaler, le désert de Gobi dans l'attaque du CSKA.

Dans le rayon maîtrise et calme, on repassera également. Quatre minutes après le retour des vestiaires, Oddiah se croit en Premier League et dézingue Eto'o. M. Lannoy sort une seconde biscotte et invite le sosie d'Oruma, sécateur d'un soir, à rentrer au chaud. A dix, l'affaire s'est évidemment compliquée pour les Moscovites.
Là, vous vous dîtes que l'Inter s'est contenté du match nul pourri, un bon 0-0 à l'italienne qui qualifie salement les Nerazzurri. Eh bien non, 6 minutes après le coup d'envoi, Sneijder avait eu la bonne idée de planter un coup-franc aux 20 mètres dans le but d'Afkinfeev, pas aidé par son mur, à l'humeur sauteuse pour l'occasion. Le même Sneijder aura par la suite distillé ses habituels caviars pour Milito qui butera à chaque fois sur le portier moscovite (35ème et 73ème). Stankovic, qui avait pris le poste de Motta, suspendu, a de son côté eu l'occasion de faire remonter la cote du gardien du CSKA, Afkinfeev servant une belle envolée (70ème).

Finalement, les hommes de Mourinho ont réussi leur campagne de Russie, en roue libre. Du calme (on n'a pas vu Lucio et Samuel en action), de la réussite (le but de Sneijder), de la maîtrise (les exercices de passe à 10 intéristes) : l'Inter s'est accaparé les ingrédients dont le CSKA avait besoin pour se qualifier.
Pour la folie, d'un côté comme de l'autre, on repassera. De toute façon, elle n'était pas attendue à Luzhniki. Pour le spectacle, on a d'autres spécialistes en magasin, Barcelone et Arsenal.

CSKA Moscou/Inter Milan : 0-1


Stade Luzhniki


Buteur : Sneijder pour l'Inter (6ème)

Ronan Boscher

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