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33, v'là les buts

Des buts à la pelle ce week-end. Trente trois pions pour une journée à la sauce allemande. Et tant pis pour l'OM.

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Le PSG n'en veut pas



On va finir par croire que les joueurs de la capitale n'en veulent pas. Hier, avant un bien triste Olympico, le Paris Saint-Germain avait l'opportunité de s'emparer momentanément de la tête de la Ligue 1. Occasion manquée, une fois n'est pas coutume, au détour d'un vilain 2-2 sur la pelouse d'Evian Thonon-Gaillard. La saison passée, avec, il est vrai, une équipe bien moins sexy, l'équipe d'Antoine Kombouaré avait flirté de nombreuses fois avec le trône du football français, sans jamais pouvoir y poser ses fesses. Alors certes, cette année, il y a Javier Pastore, sa gueule, sa classe et son costume de super-héros. Qu'il serait bien inspiré d'enfiler face à l'Olympique Lyonnais, au Parc des Princes, au soir du 2 octobre, histoire de faire table rase du passé et de ses démons une bonne fois pour toutes.





Mener, ce n'est pas gagner



«  Jouer comme s'il y avait 0-0 » . Une imposture ancestrale inventée il y a quelques décennies de cela par des entraîneurs bienveillants et désireux de ne pas connaître, en l'espace de quelques minutes, la lourde chute du Nirvana aux enfers. Visiblement, cette année, certains entraîneurs de Ligue 1 ont mal appris leurs leçons. Ce week-end, Evian, Montpellier et surtout Bordeaux, ont titillé l'orgasme avant de se retrouver à tirer un mauvais coup. Leaders de Ligue 1 le temps d'une mi-temps, les hommes de René Girard, après avoir mené 2-0, ont fini par craquer face à Brest (2-2). Auteurs du gros coup potentiel de cette sixième journée, l'Evian de l'impeccable Jérôme Leroy a dû concéder le nul à domicile face au PSG (2-0, puis 2-2). Last but not least, les pauvres bordelais, qui ont longtemps cru retrouver un semblant de confiance au Stadium de Toulouse, se sont inclinés dans les ultimes secondes du match, sur une réalisation d'Emmanuel Rivière. « Jouer comme s'il y avait 0-0 » est une chose, trouver une parade devant les journalistes en est une autre. Francis Gillot en sait quelque chose.



Bundesligue 1



Pendant que certains retournent discrètement leur veste, d'autres tirent simplement la gueule. Depuis six journées, la Ligue 1 tire son épingle du jeu en matière de divertissement, et ce bilan en emmerde plus d'un. Pendant que le Paris Saint-Germain sert de locomotive à un championnat en manque de reconnaissance, les joueurs de l'Hexagone eux, enquillent les buts comme des Skittles. Trente-trois pions ce week-end, soit 3,3 buts par match, et pas que des dégueulasses. Comme quoi, quand Valenciennes et les défenseurs de Nice s'y mettent, la Ligue 1 peut avoir des statistiques un peu moins embarrassantes.





Un OM à l'amer



« Le grand-écart » , « Marseille dans le gouffre » , «  le cadavre de l'OM git dans le Vieux Port » , «  Bien fé pr vs lé marseillé » . Journalistes, bloggeurs, afficionados de Facebook, tous y vont de leur petit commentaire plus ou moins exact, plus ou moins stylé, plus ou moins lisible, pour s'exprimer sur le grand sujet du dimanche : la dernière place de l'OM. Le fond du trou de la Ligue 1, les joueurs de la Canebière ne l'avaient pas tâté depuis le 27 août 2005 et un match nul au Vélodrome face à Ajaccio. Oui, la saison 2005-2006, celle de la génération dorée de l'OM, celle de Mendoza, Déhu, Delfim, Gimenez ou encore Koké. De quoi blesser l'égo des joueurs de Didier Deschamps, qui courent toujours après leur première victoire cette saison. Mercredi, les Phocéens reçoivent Evian dans un match qui, pour le coup, s'annonce décisif. Que les supporteurs de l'OM se rassurent, cette saison-là, les Marseillais avaient terminé cinquièmes. Et au vu de l'état actuel des choses, ce serait déjà pas mal.

Swann Borsellino

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