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2000 : Raúl le maudit

À l'Euro 2000, l'Espagne, après une phase éliminatoire brillante, s'avance conquérante. En quarts de finale, elle tombe sur un os nommé France, victime de son mental en sucre, et de l'insolente réussite tricolore.

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Comme une malédiction. C'était un temps où phase finale et Espagne ne faisaient pas bon ménage. Où les opportunités n'étaient pas mises à profit. Où la moindre erreur se payait cash. Un temps où la tête de Rakitić aurait été déviée sur la transversale par Casillas, avant que le ballon ne franchisse la ligne sous les yeux impuissants des défenseurs ibériques. Un temps où le Paraguay aurait inscrit son pénalty et où la frappe de Villa aurait bien rebondi sur les deux poteaux avant de terminer sa trajectoire dans les bras de Justo Villar. L'Espagne était encore une équipe d'éliminatoires plus que de phases finales.

La Roja n'était pas prête

Euro 96, Coupe du monde 98, Euro 2000. À chaque fois, la Roja valide son billet en brillant, dominatrice, prolifique. À chaque fois, elle échoue au stade des quarts de finale. Incorrigible. Le France-Espagne de 2000 photographie parfaitement, dans sa physionomie générale, ses rebondissements et sa chute, ce qui différencie alors les deux nations. Il éclaire les failles structurelles de la Roja - mental en sucre, défense poreuse - et rappelle que la guigne peut avoir des ressorts rationnels. L'Espagne n'était pas encore prête pour triompher, la France si.

Ce 25 juin 2000, Pedro Munitis fait ressembler Lilian Thuram à un touriste égaré dans un quartier chaud. Déboussolé par les zigzags du lutin ibérique, le latéral finit par concéder un pénalty. À la 38e minute, Mendieta égalise d'un plat du pied serein. Une réplique au coup franc maître de Zidane expédié dans la lucarne de Cañizares cinq minutes plus tôt. Qualifiée pour les quarts au terme d'un héroïque finish face à la Yougoslavie (deux buts dans les arrêts de jeu), la Roja aurait-elle muté ? Du sang-froid coulerait-il enfin dans ses veines ? Raúl donnera une réponse négative à la 90e minute.

La mine de Youri

Entre-temps, Djorkaeff s'est occupé de rappeler le rang de la France. L'espace entre le premier poteau et le gant de Cañizares était infime, mais le Snake, lancé par Vieira, ajuste parfaitement la mire pour redonner l'avantage aux Bleus au meilleur moment (44e). Une confirmation : au fur et à mesure que les enjeux grimpent, les pieds des Bleus s'affermissent, leur faculté à prendre les bonnes décisions s'aiguisent. Orpheline de titre depuis 1964, l'Espagne, elle, se ronge les ongles, tergiverse. Elle s'effraie quand un accident survenu à deux poils du bout du temps réglementaire lui donne l'opportunité de changer le cours de l'histoire.

L'Espagne va alors revivre cette sensation trop familière du sol se dérobant sous ses pieds au moment où elle croit détenir les clés du succès. Un nouveau pénalty est sifflé en sa faveur à la 89e minute. En période d'étiage, Thuram vient d'adresser une tête en retrait trop approximative à Barthez, dont la prise de balle se révèle tout aussi balbutiante. À quatre pattes, le divin chauve finit par accrocher le pied d'Abelardo. Mendieta, sorti par José Antonio Camacho, n'est pas là pour inscrire un doublé. Ce sera donc Raúl. Cette saison, le Merengue a pris une part capitale dans le deuxième sacre du Real Madrid en Ligue des champions en deux ans. Il a inscrit dix buts. En Liga, il chiffre 17 réalisations et onze passes décisives. Il n'a certes pas encore soufflé ses 23 bougies, mais l'expérience accumulée au sein de la Maison Blanche semble en faire l'homme de la situation. Il va pourtant envoyer sa frappe au-dessus de la barre. L'Espagne vient de se tirer une nouvelle balle dans le pied et Raúl ne gagnera jamais rien sous le maillot de la Roja. Loser de luxe. L'Espagne devra encore attendre huit ans pour soulever un trophée. La France, elle, semble immunisée contre la défaite. Suivront la main d'Abel Xavier et le but agonique de Wiltord. Comme si rien ne pouvait lui arriver.


Le Snake frappe
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Le pénalty de Raúl:
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Par Thomas Goubin
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