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  1. // Lev Yachine
  2. // 22.10.1929 – 20.03.1990

1963, l’année parfaite de Lev Yachine

Une saison à seulement 6 buts encaissés en championnat, un titre national avec le Dynamo Moscou, une qualification pour l’Euro avec la sélection, la star d’un match d’exhibition d’exception à Wembley et pour finir le Ballon d’or : l’immense carrière de Lev Yachine atteint son firmament au cours de cette folle année 1963.

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Lev Yachine reste encore aujourd’hui le seul gardien à avoir remporté le Ballon d’or. La récompense lui fut adressée le 17 décembre 1963 à l’issue d’un scrutin qu’il a assez largement dominé. Par 17 votes en sa faveur, dont 11 premières places, le portier soviétique devance l’Italien Gianni Rivera, tandis que l’Anglais Jimmy Greaves complète le podium. C’est la conclusion heureuse d’une année parfaite entamée avec la conquête d’un cinquième titre national personnel. Depuis qu’il s’est imposé comme le numéro 1 du Dynamo Moscou, son club formateur, dix ans plus tôt au cours de la saison 1953 – l’année de la mort de Staline –, Lev Yachine a en effet déjà soulevé le trophée quatre fois : en 1954, 1955, 1957 et 1959. En 1960, il se fait connaître au-delà des frontières soviétiques en étant l’un des héros de la conquête du premier titre européen des nations de l’histoire, dominant en finale la Yougoslavie au Parc des princes. C’est à cette époque qu’il se voit affublé des surnoms « l’araignée noire » et « la panthère noire » , au moins autant pour ses tenues sombres que pour son style et son allure : 1,89m, un mur mouvant forcément à l’aise dans le jeu aérien, mais également sur sa ligne, grâce à ses étonnants réflexes pour sa taille, et dans les pieds adverses, avec une manière alors inédite d’aller au contact du ballon plutôt que d’attendre devant sa cage. Il est aussi le premier à vraiment soigner sa relance, le pionnier des gardiens-libéros s’aventurant loin de leur ligne de but pour apporter une solution à leurs coéquipiers de champ. Yachine commence alors à se faire un nom et une réputation, mais échoue à reproduire les mêmes performances deux ans plus tard au Mondial chilien de 1962. Diminué par une double commotion cérébrale, il se loupe complètement face à la Colombie en poule (4-4) et ne peut empêcher son équipe de quitter prématurément une compétition dont elle était l’une des favorites, dès les quarts de finale face au pays-hôte.

Et Yachine déchira le rideau

L’inespéré retour en grâce


Lorsque débute l’année 1963, des doutes entourent l’avenir de ce gardien qui va déjà sur ses 34 ans et qui a semblé sur le déclin lors de la dernière Coupe du monde. Lev Ivanovich Yachine, de son nom complet, parvient pourtant à revenir à son meilleur niveau, et, avec lui en arrière-garde, le Dynamo Moscou redevient une machine à gagner. Tous ses adversaires se heurtent à la muraille gantée : Spartak, Minsk, Tbilissi, le CSKA, le Torpedo… Quatre ans après son dernier titre, le club du ministère de l’Intérieur soviétique est champion d’URSS et signe une performance défensive rare : 14 buts encaissés seulement en 38 journées dont… 6 lors des 27 matchs où Yachine était aligné. Son suppléant a donc été chercher plus de fois que lui le ballon au fond des filets, bien qu’il ait été titularisé trois fois moins… Cette même année 1963, la Panthère Noire n’est pas seulement infranchissable avec l’écusson D du Dynamo brodé sur le maillot, elle brille aussi de nouveau avec la liquette marquée des lettres CCCP. Lors des qualifications pour l’Euro 1964, les Soviétiques éliminent l’Italie de Gianni Rivera, Cesare Maldini, Giovanni Trapattoni et Giacinto Facchetti (2-0, 1-1). Dans les compétitions européennes de club en revanche, les formations soviétiques continuent de briller par leur absence. Elles n’y participeront qu’à compter de la saison 1966/67.

Héros du match du centenaire à Wembley


La saison parfaite pour Yachine se poursuit le 23 octobre, lendemain de ses 34 ans, avec l’organisation du match du centenaire de la Fédération anglaise. À Wembley devant 100 000 spectateurs, une rencontre d’exhibition oppose la sélection anglaise à une équipe « reste du monde » complètement folle. Alfredo Di Stéfano est le capitaine de cette dream team qui compte dans ses rangs Eusébio, Kopa, Masopust, Denis Law, Gento… Si Pelé n’a pas été autorisé par Santos à se rendre à Londres, Lev Yachine est bien là, titulaire au coup d’envoi. Dans une inhabituelle tenue jaune, le portier multiplie les exploits face aux Anglais et notamment un Jimmy Greaves désabusé qui devra attendre la deuxième période et le remplacement de Yachine par le Yougoslave Milutin Šoškić pour marquer le but de la victoire (2-1 score final, avec trois buts inscrits après la pause). Pour l’occasion, des caméras filment l’événement en couleurs. Les images de ce type sont rares pour l’époque et cette archive d’une qualité exceptionnelle.

Vidéo

Trois matchs pour une distinction


Un mois plus tard tout juste, John Fitzgerald Kennedy est assassiné à Dallas. La guerre froide s’est un peu apaisée avec le traité de Moscou sur le nucléaire signé pendant l’été. Dans ce monde bipolaire de cette année 1963, le bloc de l’Est se trouve un nouveau héros à admirer, en plus du cosmonaute Youri Gagarine, premier homme à avoir effectué un vol dans l’espace deux ans plus tôt. Ce nouveau héros est un grand échalas à l’imposante carrure et à la gueule d’acteur nommé Lev Yachine. Après coup, certains estimeront qu’il s’agit là d’un Ballon d’or au rabais, décerné pour l’ensemble d’une carrière qu’il poursuivra jusqu’à ses 42 ans en 1970. Il est vrai que 1963 était une année assez creuse car impaire, sans compétition internationale ni joueur majeur à vraiment émerger. Aux yeux de ceux qui l’ont élu, Yachine pourrait avoir reçu leur faveur au détriment de ses poursuivants en se basant surtout sur trois matchs : les deux de qualification où l’URSS domine l’Italie de Rivera et celui du centenaire où le portier de la sélection du reste du monde prend le dessus sur Greaves. Il n’empêche que son nom est inscrit au palmarès de la distinction pour l’éternité et qu’il reste encore aujourd’hui la référence à son poste.





Par Régis Delanoë
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