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11 enseignements pour une finale

Retour express sur la victoire méritée de l'OM. Triaud-Juppé contre Gaudin-Dassier. Et victoire de la Provence sur l'Aquitaine... Et victoire de l'UMP sur l'UMP.

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1 - Absents : Planus et Cheyrou. Trop injuste, because Zig & Zag ont toujours servi royalement leurs clubs respectifs, l'OM et les Girondins. Méritaient de jouer ce match. Globalement, c'est plus l'absence de Planus, remplacé par Ciani, qui a pénalisé Bordeaux que celle de Cheyrou, compensée par la présence de Lucho, décalé à gauche ce coup-ci.


2 - Anomalie : La Dèche a très souvent le mot juste. « Anomalie » , c'est le terme subtil qu'il a employé pour qualifier le trou dans le CV de l'OM depuis 1993. Trouvaille psychologique bien vue ! DD n'a quasiment jamais parlé du trop pesant “zéro titre en 17 ans”, le truc qui plombe l'ambiance façon Clermont, en rugby, et qui se finit toujours à la fin dans les larmes et les regrets. Autre trouvaille verbale dans son speech : le mot « envie » . « La seule chose sur laquelle j'ai insisté, c'est qu'il était impossible que Marseille ait moins envie que Bordeaux » . Voilà, deux mots à la con qui ne veulent plus rien dire. Sauf quand on s'appelle Didier Deschamps. Addendum : DD a aussi rendu hommage à Robert Louis-Dreyfus et à Pape Diouf avec les mots qu'il fallait. Par contre, il a oublié Eric Gerets. Nobody's perfect.



3- Arbitre : On va être direct : Stéphane Lannoy a été à la hauteur de l'événement. Un bilan éloquent : il aurait pu (dû ?) sortir quatre rouges, soit 4 expulsions méritées (Diarra et Ciani, attentats sur Lucho et Mbia et Diawara pour charges dangereuses). Au lieu de quoi, il a plutôt sorti les jaunes, en prenant le temps, par exemple, de s'enquérir de l'état de Lucho avant de sévir... Trois jaunes dans les 20 premières minutes (11ème, 15ème, 18ème) pour remettre sur les rails une finale qui aurait pu sacrément dégénérer. Excellente approche psychologique d'une rencontre où 22 gars qui se connaissent et s'estiment finissent le match ensemble en se donnant l'accolade. Vouvoiement suranné mais classe : « Monsieur Mbia, est-ce que ça va ?...Voulez-vous des soins ? » Une médaille pour La Noix !



4- Ben Arfa : As usual. Génial sur le slalom et la passe décisive qui offrent le but à Valbuena et moins bon sur des slaloms qui offrent des balles de contres aux Bordelais. Il faut dire qu'il a joué à droite, même quand Valbuena est entré... Bonne finale quand même. A mérité de soulever la Coupe, juste après captain Niang. On attend la suite. As usual...



5- Blanc-Deschamps : La longue embrassade après le coup de sifflet final... Les héritiers de Jacquet, encore : sur le terrain, sans soute un record en centimètres et en kilos au coup d'envoi. On n'a pas vérifié mais il y avait du lourd et du costaud. Sinon, le foot français ne peut que se féliciter d'avoir ces deux mecs sur le banc. On le répète : le regain qualitatif du foot français en général et de la L1 en particulier doit énormément à ses entraîneurs : Blanc, Deschamps, Puel, Garcia, Fernandez, Girard, Gourcuff, Montanier, Domenech... euh, non : pas Raymond !



6- Coupe de la Ligue : Fred Thiriez le voulait, il l'a eu. Une “grosse” finale entre deux “gros”. Et avec 4 buts et un SdF plein. Le mystère de l'existence de la Coupe de la Ligue continue : détestée par tous en automne-hiver, elle refait l'unanimité au printemps. Parce qu'avec un OM vainqueur ainsi que la fiesta Canebière qui va suivre, cette Coupe ne risque pas de mourir. Fred Moustache peut remercier Brandao, artisan du parcours glorieux de Marseille (buts à St-Étienne et Toulouse)...



7- Jeu : On va tordre le cou aux clichés. Non, les OM-Bordeaux ne sont pas des purges. Le 0-0 et le 1-1 de cette saison en L1 n'ont peut-être pas accouché de parties flamboyantes (le fabuleux 5-5 d'OL-OM à Gerland !) mais elles ont révélé une grande maîtrise tactique et collective, de l'engament et des beaux duels. Rien à voir avec les vrais 0-0 pisseux “made in L1” des saisons précédentes. La finale d'hier était particulière (voir plus bas, Ligue des Champions). Enfin, le terrain mouillé du SdF n'a pas aidé les 22 acteurs souvent mal à l'aise sur leurs appuis, leurs contrôles et leurs passes. On peut même dire qu'ils s'en sont bien tirés. Soutenez le football français, donnez à la Ligue !



8- Ligue des Champions : On va être direct : Bordeaux avait doublement la tête à Gerland. Et d'un, en lançant la polémique stupide autour de la programmation du Lyon-Grenoble : perte d'influx et tensions inutiles avant une finale. Et de deux, les demies de C1 ! Car c'est de ça qu'il s'agit contre l'OL, non pas des quarts mais des demies pour le vainqueur. Et ça, ça bouffe forcément le crâne. Et on le comprend : samedi, l'Inter et le Bayern ont perdu et Arsenal a nullé. Pourquoi, d'après vous ? Ben, ouais... Résultat : une agressivité bordelaise inouïe (signe de friabilité mentale), une passivité inédite (défense arrêtée sur le but de Valbuena) et un coaching qui ne trompe personne : Fernando, Chamakh et Gourcuff sortis à 20 minutes de la fin, les deux derniers cités remplacés dès le 2-0 de Valbuena... CQFD.



9- Europa League : OM qualifié. Et Bordeaux aussi... si les Girondins foirent leur fin de saison !



10- Revanches : Valbuena, buteur et ancien pensionnaire du centre de formation des Girondins, mais pas conservé. Homme du match ? M'ouais, d'accord... Diawara, le “traître” parti à l'OM a ouvert le score d'un coup de Bélier dans la Balance. Kaboré, donné partant au mercato estival, tient sa place de plus en plus souvent. Dassier, historiquement vainqueur du premier trophée depuis belle lurette, même si sa joie excessive avait quelque chose de nettement surjoué... Deschamps, souvent discuté depuis son retour au bled. Et puis la bonne performance de MBia en défense centrale lui a encore donné raison.



11- Tactique : 4-2-3-1 bordelais contre 4-3-3 marseillais. Sauf que le bloc olympien était situé très haut, très mobile et très volontaire dans la récup'. Globalement, Marseille a bien coupé les rampes de lancement Trémoulinas et Chalmé (pas toujours), ce qui a beaucoup gêné des Girondins quasi asphyxiés vu le “marquage serré” sur Gourcuff dans l'axe. Bonne garde sur Chamakh. Bon coaching de Deschamps avec l'entrée réussie de Valbuena, qui a fait bouger les lignes. Mais, bon, on le répète : avec un Bordeaux manquant de conviction, ça fausse toutes les analyses. Un peu comme quand y a 53 % d'abstention aux élections, v'z'êtes d'accord ?



... Et une Margarita au comptoir ! Séquence émotion avec l'immense tifo circulaire (effigie de Robert Louis-Dreyfus et le mot « merci » ) étalé dans le rond central après la victoire olympienne : La Veuve Blanche était au premier rang VIP avec ses fils derrière. She's the boss : elle va poursuivre l'œuvre de son mari qui n'aura pas eu l'occasion de célébrer un seul titre de son vivant... Voilà, c'était aussi histoire de rappeler aux trop nombreux “supporters” ingrats de l'OM qui ont sifflé et insulté tant de fois RLD au Vélodrome.

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