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  2. // 26e journée
  3. // Schalke 04/Leverkusen (0-1)

‏Leverkusen s'offre le match à six points

‏En s'imposant à Schalke grâce à Bellarabi (0-1), le Bayer fait un grand pas vers un retour en Ligue des champions, au contraire des vaincus, qui voient s'éloigner l'opportunité de prendre leur revanche face au Real.

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Schalke 04-Leverkusen : 0-1

But : Bellarabi (35e)

Un sacré parfum d'Europe flottait dans l'air de Gelsenkirchen. Des deux côtés, il fallait déjà digérer l'élimination récente, dans des conditions bien différentes. Celle des locaux remontait à plus de dix jours, et la victoire 4-3 sur le Real, bien qu'au goût d'inachevé, était porteuse d'espoir, malgré le 2-2 contre le Hertha du week-end dernier. En revanche, le Bayer s'est fait sortir mardi par l'Atlético aux tirs au but, ce qui a laissé des traces dans les corps et les têtes. De fait, Toprak et Çalhanoğlu, ayant foiré dans les grandes largeurs, se retrouvent sur le banc. Il y avait aussi la dure réalité du championnat, et la course à une nouvelle qualification dans la compétition reine. Avant le coup d'envoi, Schalke, 5e avec 39 points, pouvait espérer revenir à hauteur du Bayer, 4e avec 42 points, détenteur du strapontin. Mais Leverkusen a triomphé, malgré la fatigue, met son rival à six points et s'empare de la troisième place en attendant le match du Borussia Mönchengladbach demain contre le Bayern.

‏Bellarabi et le reste du monde


‏De fait, l'intensité était au rendez-vous. Fidèle à lui-même, Kyriakos Papadopoulos commence d'entrée à crier très fort sur l'arbitre, après un bon coup de physique. Qu'importe qu'il ait affaire au club auquel il appartient. Le Grec, avec sa grosse tête de poupon, se fait un plaisir de s'attaquer systématiquement à Klaas-Jan Huntelaar, son ennemi juré, avec qui il s'est déjà battu deux fois lors de son séjour à Gelsenkirchen et cause majeure de son prêt. Pourtant, le capitaine des Knappen parvient à se mettre en évidence, avec une frappe à bout portant que dévie superbement Leno en corner. Une parade extraordinaire qui confirme que Bernd n'est tout de même pas si loin de la Nationalmannschaft. De l'autre côté, Timon Wellenreuther n'a que 19 ans, ne doit sa place qu'aux blessures de Fährmann, Giefer enchaîne les erreurs récemment, mais n'est pourtant pas un peintre. Pour preuve, le meilleur ami de Pumba fait le travail sur une frappe puissante de Bellarabi. Quoi qu'il en soit, même si Leverkusen domine, les deux équipes ne parviennent pas vraiment à construire, avec de gros duels. Seul Bellarabi tire son épingle du jeu, multipliant les dribbles et les percussions. On ne peut pas en dire autant de Max Meyer, loin du niveau stratosphérique qu'il avait affiché face au Real. Ni des défenseurs locaux, trop passifs, notamment sur une tête de Kießling. Alors logiquement, le Bayer ouvre le score par son homme fort : Rolfes trouve Bellarabi dans le dos de la défense, qui ajuste Wellenreuther dans un angle presque impossible. Bien conscient d'être dépassé, Di Matteo sort Sané avant la pause, trop tendre, et lance Boateng. Sans grand effet.

‏Un arbitre de marbre


Parce qu'il doit aussi soigner les maux de ses joueurs, Schmidt fait entrer Toprak et Çalhanoğlu à la place de Papadopoulos, trop nerveux, et de Son, transparent. Fuchs rate lui aussi une reprise qui file à côté du poteau de Leno et qui aurait fait du bien aux ambitions européennes des siens. Alors l'Autrichien change son fusil d'épaule et passe au centre, que contrôle magnifiquement Boateng en extension avant de centrer en taclant. Cela tombe sur le pied de Toprak et Leno se saisit du ballon. Un remake de Bordeaux-Paris pas du tout au goût de la Veltins-Arena, les « Schwindler » ( « escroc » ) tombant des travées. Toujours est-il que le match se durcit énormément. Höger récolte son 9e jaune de la saison pour un attentat, Neustädter en prend un aussi pour un coup dans les chevilles. Schalke a la possession, mais pète un plomb. Alors pour retrouver un peu de maîtrise, Di Matteo remplace Neustädter par Goreztka, ce qui ne calme pas du tout Höger, encore une fois en retard sur Bellarabi, encore moins le public. En tout cas, la fatigue se fait sentir, le match s'emballe, on ne construit plus, on contre de part et d'autre, les passes n'arrivent plus à destination. Schmidt resserre donc les rangs en remplaçant Kießling par Bender. Mais le vrai événement, c'est l'entrée de Jefferson Farfán, qui n'avait plus joué depuis le 1er mars 2014 à cause du cartilage de son genou et d'un tas d'autres petites choses. Dans la foulée, Bellarabi rate la balle de match en contre, finissant par s'effondrer dans la surface, laissant l'arbitre de marbre. Tout comme la frappe de Boateng déviée par le bras d'Hilbert. Sur l'action suivante, Bellarabi rate encore le doublé en tirant au-dessus. La fin de match n'est d'ailleurs qu'une succession de vendanges des visiteurs. Qu'importe, Schalke n'arrivera jamais à contrer. Le Bayer, qui n'avait plus gagné à Gelsenkirchen depuis près de 5 ans, a fait son deuil de l'Europe. Pour mieux y revenir.


⇒ Résultats et classement de Bundesliga

Par Charles Alf Lafon
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